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Enseignant décapité en région parisienne (104)
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Après avoir republié en couverture une caricature de Mahomet de Charlie Hebdo, La Nouvelle République a été menacée sur les réseaux sociaux. Christophe Hérigault, directeur de la rédaction de ce quotidien régional, a fait savoir avoir porté plainte, selon BFM TV.

Des médias français se solidarisent avec Sameul Paty, enseignant assassiné dans les Yvelines pour avoir montré en classe des caricatures de Charlie Hebdo. Dimanche, au surlendemain de sa décapitation, le quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest, basé à Tours, a republié, en Une, une caricature de Mahomet afin de lui rendre hommage.

Cependant, ce «choix rédactionnel fort» a valu au journal des menaces, relate le directeur de la rédaction Christophe Hérigault sur BFM TV.

«On vous aura prévenus»

Selon la direction citée par BFM TV, l’immense majorité des internautes ont réagi de manière positive en exprimant leur soutien à la décision du quotidien, alors que quatre ou cinq messages étaient «sans équivoque» et constituaient des menaces claires vis-à-vis de La Nouvelle République.

La rédaction a reçu des messages comme: «attention aux retours de flamme» ou «on vous aura prévenus», relate Europe 1. Selon Christophe Hérigault, ces menaces sont le fait de «gens qui sont imprégnés de haine».

C’est ce qui a «poussé» Christophe Hérigault à porter plainte pour le principe. Le parquet de Châteauroux a ensuite ouvert une enquête qui a été confiée à la police judiciaire de Limoges.

«Pas de volonté de provocation»

Le directeur de la rédaction du journal explique ce choix de publier la caricature par la volonté de rendre «hommage à Samuel Paty, mais aussi comme un cri du cœur pour dire stop».

«Cette Une et l’édito qui allait avec, c’était dire "stop à la barbarie", c’était réaffirmer notre attachement à la liberté d’expression, aux valeurs de la République, à la laïcité», a-t-il déclaré.

Ayant souligné que La Nouvelle République est «un journal issu de la Résistance», Christophe Hérigault a relaté qu’il «n'y avait absolument pas de volonté de provocation, mais encore une fois d'accompagner et de crier notre colère».

«Si on n’est plus là, nous journalistes, pour dénoncer les choses, on ne sert plus à grand-chose. De plus, on est un journal issu de la Résistance», lance-t-il sur Europe 1. «Nous n’avons pas été effrayés, ni dans le choix de publier la Une, ni de l’édito dans le journal: Samuel Paty n’a jamais eu peur lui. Mais nous restons prudents, on est à l’abri de rien.»
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Enseignant décapité en région parisienne (104)

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caricature, Charlie Hebdo, décapitation, menaces, La Nouvelle République, Samuel Paty
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