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Face à «une forte reprise des vols avec violence», le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, appelle «à la vigilance de chacun», en particulier dans les transports en commun. Il souligne également en réponse «un durcissement de la politique pénale, avec des défèrements systématiques des suspects».

Dans un entretien accordé au Parisien - Aujourd'hui en France le 24 octobre, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, alerte sur la délinquance qui avait baissé lors du confinement mais qui est maintenant de retour.

«Cela se traduit notamment depuis l'été par une forte reprise des vols avec violence, parfois même avec arme blanche. Pendant le confinement, la délinquance avait marqué un net recul de 70 à 80%. […]. Depuis l'été, nous constatons une volonté de réappropriation de territoires, qui s'exprime aussi par des rixes, notamment dans le nord-est parisien, en lien avec le trafic de stupéfiants ou les ventes à la sauvette.»

Selon M.Heitz, une hausse des cambriolages, par exemple dans les VIIe, VIIIe et XVIe arrondissements, est également observée.

Comment y répondre?

Le procureur de la République indique que les autorités répondent à cette hausse de violences «par un durcissement de la politique pénale, avec des défèrements systématiques des suspects».

«Les jugements en comparution immédiate et les mandats de dépôt sont en hausse. Le nombre de détenus à la maison d’arrêt de la Santé est d’ailleurs revenu au niveau d’avant le confinement, avec 790 détenus. Durant le confinement, il avait baissé de près de 30%, en raison de la baisse de la délinquance et des libérations anticipées, pour atteindre 595 détenus fin avril.»

De jeunes majeurs, des toxicomanes et davantage de mineurs

Rémy Heitz a également détaillé qui étaient ces auteurs d'agressions ou de vols: de jeunes majeurs, des toxicomanes et davantage de mineurs.

«La proportion des mineurs dans les atteintes aux personnes est passée de 18,7 % au troisième trimestre 2019 à 22,2 % sur le troisième trimestre 2020.»

Selon le procureur, «il y a de vrais mineurs, qui relèvent de la protection de l’enfance, et d'autres qui ont parfois plus de 20 ans, jusqu'à 30 ans, mais cherchent à bénéficier de la protection de l'ordonnance du 2 février 1945».

Les trois quarts des 2.175 mineurs déférés depuis le début de l'année sont des mineurs non accompagnés, ajoute-t-il. «Mais ne faisons pas d'amalgame: tous les mineurs isolés étrangers ne sont pas des délinquants et tous les délinquants ne sont pas des mineurs», précise M.Heitz.

«Une hausse alarmante de l'insécurité à Paris et en Île-de-France»

Dans un entretien accordé au Parisien le 24 octobre, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a elle aussi abordé le sujet. Elle a notamment constaté «une hausse alarmante de l'insécurité à Paris et en Île-de-France, avec plusieurs phénomènes» et a appelé à «mettre les moyens pour s'y attaquer».

Face à «un risque terroriste très élevé», la présidente de la région Île-de-France a aussi prôné la reconnaissance faciale.

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Tags:
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