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Après avoir assisté à une réunion gouvernementale qu'elle a qualifiée de «voyage en Absurdie», Marine Le Pen a dénoncé l’absence de plan stratégique de la part de l’État, 24 heures avant les annonces prévues sur de nouvelles mesures. Elle a pointé la gestion «complètement erratique» de l’épidémie et «un défaut d’anticipation total».

À peine sortie d’une réunion gouvernementale sur la gestion de l’épidémie, Marine Le Pen s’est insurgée contre l’absence de scénarios prévus par l’État, 24 heures avant l’allocution présidentielle sur le durcissement des restrictions:

«Nous venons de vivre un voyage en Absurdie, où l'on nous réunit pour nous demander notre avis sur des mesures que l'on ne connaît pas, des hypothèses que l'on ne connait pas, tout en nous indiquant que le Parlement sera amené à les voter après que le Président de la République les aura décidées et annoncées», a-t-elle lancée devant les journalistes.

La gestion de la crise sanitaire est «complètement erratique» depuis son début, a estimé la présidente du Rassemblement national (RN).

«On aurait pu penser qu'on tirerait les leçons de la première vague, mais la réalité c'est qu'on se retrouve dans une situation pire à l'aube de cette deuxième vague», conclut Marine Le Pen.

Il s’agit en outre d’«un défaut d’anticipation total» alors qu’il n’y a «aucun plan stratégique», a-t-elle dénoncé. C’est la raison pour laquelle les futures annonces risquent d’amener à «des conséquences très lourdes sur la vie quotidienne de nos compatriotes, sur la vie économique des chefs d’entreprises».

Pour la femme politique et députée, discuter de ces mesures était comme jouer aux «dés ou à la courte paille».

Les responsables politiques ont été reçus le 27 octobre par Jean Castex et six ministres afin de les consulter sur la gestion de l’épidémie. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a qualifié la réunion de «forme de grand café du commerce», alors que Christian Jacob, président des Républicains, l’a comparée à un «simulacre» donnant «ce sentiment d’improvisation, de panique, de manque d’anticipation».

Situation sanitaire

Face à la recrudescence des cas de contamination dans l’Hexagone, Emmanuel Macron devrait annoncer de nouvelles mesures visant à endiguer l’épidémie dans la soirée du 28 octobre. D'après différentes sources d’information, le gouvernement privilégie l’option d’un reconfinement général plus souple que celui de la première vague.

Selon le bilan de Santé publique France, le pays a enregistré le 27 octobre 33.417 nouveaux cas contre 26.771 la veille, soit un total de 1.198.695 cas depuis le début de l'épidémie. Avec 523 décès supplémentaires, la France compte 35.541 personnes décédées des suites du Covid-19.

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Tags:
gouvernement, confinement, Emmanuel Macron, épidémie, Marine Le Pen
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