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Olivier Véran a avoué qu’il s’était emporté à l’Assemblée début novembre. Sa phrase «si vous n’êtes pas d’accord, sortez d’ici» était «plutôt» adressée au député qui avait lancé «il veut nous faire pleurer» concernant l’histoire d’un patient en réanimation. Le ministre de la Santé a cependant souligné qu’«on n’a jamais raison de perdre son calme».

Olivier Véran est revenu sur son coup de sang à l’Assemblée le 3 novembre, lorsqu’il a crié concernant la situation sanitaire «si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici».

Le ministre de la Santé a commencé par «on n'a jamais raison de perdre son calme, même s'il peut y avoir des raisons de le perdre». Il a ainsi évoqué la visite qu’il avait faite la veille en compagnie de Jean Castex au Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes.

Suite à cette visite, il s’était dit avoir l’intention de dévoiler «des situations telles qu'elles sont vécues et décrites par nos soignants, mais aussi par les malades et les familles des malades au quotidien» lors d’une séance à l’Assemblée portant sur la prorogation de l’état d’urgence sanitaire.

Il y avait «beaucoup de bruit»

Selon lui, il arrive parfois d’avoir des difficultés à entendre sa propre voix dans l’hémicycle même si «on ne l’entend pas dans les vidéos de retransmission». Son intervention a été accompagnée par «beaucoup de bruit».

«Quand j'ai abordé la question d'un jeune patient âgé de 28 ans en réanimation - on a le droit d'être marqué quand on sort d'une chambre de réanimation après cela -, un député, pas très loin, s'est mis à crier, "il va nous faire pleurer". Donc voilà, j'ai perdu mon calme», a-t-il détaillé.

Selon le compte-rendu de la séance, il s’agit d’une remarque lancée par Jacques Cattin, député Les Républicains du Haut-Rhin.

Faisant allusion à sa phrase «si vous n’êtes pas d’accord, sortez d’ici», Olivier Véran a assumé son coup de colère:

«Je me suis emporté, ça arrive, je n'ai jamais eu la volonté de demander à la représentation nationale (...) de sortir de l'hémicycle».  

Il a déclaré s’être adressé «plutôt à la personne» qui avait lancé la remarque.

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Tags:
épidémie, colère, Assemblée nationale, Olivier Véran
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