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L’affaire d’un salarié licencié en août pour être venu au bureau avant d’apprendre qu’il était positif a fait grand bruit et est loin d’être terminée. L’intéressé a partagé sa version à RTL. Il se plaint d’une «étiquette d’assassin» et «c’est très dur à vivre».

Les faits remontent au 21 août quand un quadragénaire de Mulhouse (Haut-Rhin) est licencié pour être retourné au travail après avoir passé un test Covid-19 qui s'avérera plus tard positif. Son employeur lui reproche alors d’avoir mis en danger la vie de ses collègues.

Quatre mois après son licenciement, Sébastien Klem livre sa version à RTL. Il explique qu’il n’a pas de suspicion de Covid quand il va faire le test.

Dans l’incompréhension totale

L’ancien employé d’un office HLM partage sur RTL son incompréhension face à la décision de son chef. «On me traite d’assassin publiquement», lance-t-il avant d’expliquer qu’il a fait son test PCR pour répondre à l’appel des autorités sanitaires.

«Je ne pensais pas l’avoir [le Covid], j’étais en pleine forme», assure Sébastien Klem à RTL. «Je n’avais aucun symptôme. J’ai simplement réalisé mon devoir de citoyen, comme c’était dit dans les médias», poursuit-il auprès de franceinfo, soulignant son «gros choc» suite à une triple peine:
«D’abord, on apprend qu’on a le Covid, ensuite on prend un licenciement pour faute grave. Enfin, on vous accuse médiatiquement que vous avez mis la vie des autres en danger. [...] C’est très dur à vivre».

Éric Peter, directeur général de l’office HLM M2A, et Sébastien Klem se retrouveront le 2 février 2021 devant les prud’hommes de Mulhouse.

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Mulhouse, situation sanitaire, test, licenciement, Covid-19
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