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Sur RTL, Jean-Michel Blanquer a accusé Mediapart et Libération, qui ont enquêté sur le syndicat Avenir lycéen et le soupçonnent d’être «piloté» par son ministère, «de faire une affaire à partir de rien». Il a également comparé LFI, qui réclame une commission d'enquête parlementaire, à «un pompier pyromane».

Invité sur RTL le 22 novembre, Jean-Michel Blanquer a répondu aux accusations d'instrumentalisation du syndicat Avenir lycéen lancées par La France insoumise. Suite à des articles publiés dans Libération et Mediapart, des élus ce parti ont en effet réclamé une commission d'enquête parlementaire.

«Pourquoi pas une commission d'enquête, ça peut être intéressant. J'aime bien quand il y a des enquêtes, c'est très intéressant pour la démocratie. Mais là, si vous regardez de près ce qui est dit dans ces articles, il y a vraiment beaucoup de sauce et peu de lapin».

Pour le ministre, Libération et Mediapart essayent de «faire une affaire à partir de rien», car selon lui, il ne s’agit que «de lycéens qui ont peut-être dépensé de manière inopinée l'argent qu'ils avaient».

Quant aux accusations de LFI, «с'est très frappant de voir cela» pour Jean-Michel Blanquer.

«C'est un secteur qui depuis des années essaye d'avoir une influence sur le milieu lycéen et estudiantin. Les liens sont énormes entre eux. C'est vraiment le pompier pyromane», a-t-il indiqué.

Révélations de Mediapart et Libération

Mediapart a affirmé que les lycéens à la tête du syndicat ont «un rapport à l'argent public très semblable à leurs pairs en politique». Selon le site, l’organisation a reçu 65.000 euros de subventions publiques en 2019 qui auraient été engloutis en frais de bouche et autres dépenses dans des hôtels de luxe. Le site d'information a par ailleurs soutenu, mail à l'appui, qu'un cadre du ministère avait été informé dès juillet dernier des dérapages financiers d'Avenir Lycéen sans qu'aucune enquête ne soit alors diligentée.

Dans un article publié le 21 novembre, Libération a, à son tour, assuré que ce syndicat avait été «créé fin 2018 et piloté depuis de la Rue de Grenelle pour servir les intérêts du ministère et contrecarrer la mobilisation contre la réforme du bac».

Fondé sur de nombreux témoignages, l'article affirme que le numéro deux du ministère à l'époque, Jean-Marc Huart, était étroitement lié aux responsables d'Avenir lycéen et que des rectorats participaient à l'écriture de communiqués du syndicat, systématiquement favorables aux réformes.

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Tags:
révélations, Mediapart, Jean-Michel Blanquer, France
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