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Évacuation de migrants place de la République à Paris (16)
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Les forces de l’ordre ont commis plusieurs «fautes» lors de l’évacuation du campement de migrants de la place de la République, a admis le secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. Il souligne cependant la responsabilité des politiques dans la situation des migrants.

Invité sur Franceinfo puis RTL, le syndicaliste David Le Bars a reconnu que les forces de l’ordre n’avaient pas été irréprochables lors de l’évacuation de la place de la République. Le secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale a dénoncé des «gestes inappropriés», rappelant que les agents devaient «impérativement garder [leur] sang-froid» et n’user de la force que si «elle est légitime».

Le syndicaliste a pointé du doigt des comportements qui dégradaient l’image des forces de l’ordre.

«Je pense à des gestes gratuits qui sont de l'ordre du croche-pied qui est fait à quelqu'un qui court pour le faire chuter ou à des coups portés à des journalistes […]. Ces images nuisent à l'ensemble de l'institution», a ainsi déclaré David Le Bars sur Franceinfo.

Les politiques mis en cause

Interrogé peu après sur RTL, le syndicaliste a réitéré ses propos, rappelant au passage la responsabilité des élus dans la situation des migrants. Il a ainsi déploré que la police se retrouve «otage de cette querelle politique», alors que les autorités n’ont pas su loger correctement les migrants.

«Les élus et les autorités n'ont pas su héberger ces migrants qui sont finalement repris par des associations et qui viennent s'installer sur une place parisienne […]. Avant de dénoncer des fautes systémiques de la police, il faut dénoncer aussi les fautes d'une classe politique», a-t-il déclaré sur RTL.

David Le Bars a souligné le paradoxe d’une police se retrouvant dans un «rôle ingrat», mais exécutant néanmoins un «ordre légitime» avec cette évacuation d’un campement illégal.

Le 23 novembre, les forces de police ont expulsé plusieurs migrants et militants associatifs de la place de la République. Ces derniers y avaient installé un camp illicite, pour protester contre le démantèlement d’un autre campement ayant eu lieu à Saint-Denis, le 18 novembre. Certains avaient dénoncé à cette occasion l’attitude des forces de l’ordre, à l’égard notamment d’élus et de journalistes.

Gérald Darmanin a annoncé saisir l’IGPN pour faire la lumière sur les faits.

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Tags:
syndicats, violences policières, camp de migrants, migrants
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