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S’étant abîmé en 1960, l’avion Aquilon de l’Aéronautique navale n’avait jamais été retrouvé. Jusqu’au 20 novembre 2020, date à laquelle les équipes scientifiques de l'Ifremer et de la Marine nationale l’ont découvert à 2.400 mètres de profondeur au sud de Porquerolles.

Effectuant une mission scientifique, les équipes de l’Ifremer de concert avec la Marine nationale sont tombées sur l’épave de l’avion Aquilon 205 de la flottille 11F qui s’était abîmé en mer le 13 juin 1960 et n’avait pas été retrouvé depuis.

Les images diffusées par la Marine nationale montrent les débris de l’aéronef découvert à une profondeur de 2.400 mètres dans le cadre de la mission «Pourquoi Pas?» au large de Porquerolles. 

«Le bouleversement et l’émotion»

Le drame est survenu à l’époque quand le pilote terminait sa qualification à l’appontage. C’est lors de son dernier catapultage avant le retour vers la base de Hyères que l’Aquilon n°83 est tombé à l’eau. Le pilote, Jean Legouhy, 27 ans, a disparu en laissant derrière lui une veuve de 24 ans et trois enfants. 

«Nous tenions à les prévenir en premier. Et si je devais résumer leur réaction c'est le bouleversement et l’émotion», a confié auprès de France Bleu Provence le Contre-Amiral Éric Janicot, commandant l'Aéronautique navale. 

Les images ont pu être prises grâce au robot Victor6000. La netteté des inscriptions à l'arrière de l'aéronef, sur son empennage, était impressionnante malgré les 60 années qui se sont écoulées.

L’Aquilon était le premier avion à réaction opérationnel dans la Marine. Construit à partir de 1952, il a effectué son dernier vol le 30 juin 1966.

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Tags:
Hyères, aéronefs, Marine nationale française, avion
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