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L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) doit éclaircir dans le cadre d’une enquête ouverte ce lundi 30 novembre les conditions dans lesquelles le photographe syrien Ameer al-Halbi, collaborateur de l'AFP et de Polka, a reçu de graves blessures au visage lors de la Marche des libertés du samedi 28 novembre.

Une enquête a été ouverte lundi 30 novembre par le parquet de Paris avec pour but la «recherche des causes des blessures» subies par le photographe syrien Ameer al-Halbi, collaborateur de l'AFP et de Polka, lors de la manifestation samedi.

Cette enquête, confiée à l'IGPN, vise à éclaircir les conditions qui ont entraîné de graves blessures au visage, possiblement par un coup de matraque, de l'homme de 24 ans qui avait couvert le conflit syrien pour l'AFP et est installé en France depuis près de trois ans.

Ameer al-Halbi se trouvait sur le terrain en indépendant lors de la manifestation contre le texte de loi Sécurité globale et les violences policières.

«Nous sommes choqués par les blessures infligées à notre collègue Ameer al-Halbi et nous condamnons cette violence non provoquée», a réagi dimanche Phil Chetwynd, directeur de l'information de l'AFP.

M.Chetwynd a souligné qu'au moment des faits Ameer al-Halbi «exerçait son droit légal comme photojournaliste couvrant les manifestations dans les rues de Paris» et qu'il «se trouvait avec un groupe de collègues clairement identifiés comme journalistes».

Une enquête «administrative interne» réclamée par l'AFP a déjà été ouverte par la police pour déterminer les circonstances des événements.

Le photographe a raconté à l'AFP qu'au moment des échauffourées en fin de manifestation place de la Bastille, il avait pris quelques minutes avant l'incident «des photos de policiers qui étaient en train de frapper quelqu'un».

Quelques minutes plus tard, «les policiers sont arrivés et d'un coup je me suis retrouvé au sol, je ne me suis pas rendu compte de ce qui s'est passé. Je pense que c'était un seul coup. Les gens m'ont marché dessus puis quelqu'un m'a aidé», a raconté ce photographe.

«Je n'avais pas mon équipement de protection, confisqué par la police pendant une manifestation des Gilets jaunes, car je n'avais pas de carte de presse», a-t-il ajouté.

Dans un tweet samedi soir, l’ONG Reporters sans frontières avait dénoncé des «violences policières inacceptables».

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