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Selon une étude de l’application Greenly, l’empreinte carbone des Français aurait baissé lors du second confinement, mais dans des proportions moindres qu’au printemps dernier. En cause notamment, un taux de déplacements supérieur à celui du premier confinement. Le cofondateur de l’application revient pour Sputnik sur les raisons de ces résultats.

Un deuxième confinement moins bénéfique pour l’environnement. Selon une enquête réalisée par Greenly, au cours des deux premières semaines de l’instauration de cette mesure, l’empreinte carbone des Français aurait baissé d’environ 36% sur la période du 2 au 16 novembre. Une baisse quasiment deux fois moins importante que celle réalisée lors du confinement précédent, où la diminution avait atteint 65% lors de sa mise en place.

Des estimations obtenues en analysant les données bancaires de 2.885 utilisateurs de l’outil Greenly, qui permet de mesurer son empreinte carbone en fonction de ses dépenses. Comment interpréter ces résultats?

2e confinement, un bilan carbone plus mitigé

Alexis Normand, directeur général et cofondateur Greenly, rappelle au micro de Sputnik, que «la différence avec le premier confinement tient essentiellement à une chute des transports, mais dans une moindre mesure.»

«On l’a tous observé de façon un peu anecdotique, il y a beaucoup plus de circulation dans les rues, les gens ont continué d’aller au travail parce qu’ils n’étaient pas bloqués par leurs enfants à la maison, par exemple».

En effet, le trafic routier, qui représente près de 30% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France, a enregistré une baisse de 67% par rapport à la moyenne hebdomadaire de l’année 2020 hors confinement. Une chute principalement liée à un recours moins important à l’avion et à la voiture. Néanmoins, comme le rappelle Alexis Normand, il y avait eu «un effondrement quasiment total des transports» en mars dernier.

Un constat confirmé par Airparif, une association de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France. Selon ses mesures, «sur les premiers jours, l’impact du second confinement est aussi bien moins important sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2, gaz à effet de serre) liées au trafic routier. La baisse est de 20% pour le second confinement, elle était de 70% pour les premiers jours du premier confinement.»

L’autre enseignement de l’étude Greenly est que la consommation courante reste très stable, notamment en ce qui concerne le bricolage, le e-commerce. Les dépenses en habillement quant à elle connaissent une décrue. En outre, l’empreinte carbone de l’alimentation a baissé d’environ 30%.

Moins de transports, plus de numérique

Pour Alexis Normand, si le confinement a des aspects négatifs comme «la perte de sociabilité, ou encore l’isolement», il y a cependant des points positifs comme l’«apprentissage de la sobriété carbone».

«On a tous appris que l’on pouvait très bien réussir dans son travail sans forcément recourir à des déplacements nocifs tels que l’avion ou l’automobile», avance le cofondateur de Greenly.

Or en contrepartie, l’usage du numérique est beaucoup plus intensif. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ce secteur est responsable «de 4% des émissions mondiales de GES et la forte augmentation des usages laisse présager un doublement de cette empreinte carbone d’ici 2025.»

«Cependant compensée par la réduction des émissions liées à la baisse des vols aériens. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas un sujet sur l’empreinte carbone du numérique», conclut Alexis Normand.

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Tags:
confinement, France, gaz à effet de serre, environnement
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