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Emmanuel Macron s'est dit vendredi «très prudent» vis-à-vis du vaccin de Pfizer et BioNTech contre le Covid-19 et a souligné que la vaccination de la population n'était pas à court terme la priorité de la stratégie de la France contre l'épidémie du nouveau coronavirus.

Le Royaume-Uni a été mercredi le premier pays au monde à autoriser l'utilisation de ce vaccin basé sur une technologie innovante dite à ARN messager, utilisée aussi par le candidat vaccin de Moderna alors que celui d'AstraZeneca s'appuie sur une technologie classique.

L'Autorité européenne des médicaments s'est donnée jusqu'au 29 décembre au plus tard pour livrer son avis sur le vaccin de Pfizer-BioNtech alors que ceux de Moderna et AstraZeneca ne devraient être disponibles que plus tard.

«Je serais très prudent», a dit Emmanuel Macron, interrogé sur le vaccin Pfizer-BioNtech au cours d'une interview avec le média en ligne Brut. «Il y a des vaccins qui arrivent, il n'y en a pas qu'un. Là, on a vaccin qui est en train d'arriver, sur l'ARN messager, ce qui est une première mondiale. Je ne crois pas à la vaccination obligatoire pour ce vaccin parce que d'abord, il faut être toujours très honnête et très transparent, on ne sait pas tout sur ce vaccin comme on ne sait pas tout sur ce virus», a poursuivi le Président de la République.

«Le vaccin d'avril ne sera pas celui de janvier. Il y a des vaccins qui vont arriver au printemps-été, qui seront faits avec d'autres techniques.»

Vaccination par étapes

La France a choisi de vacciner sa population par étapes, avec d'abord les personnes âgées en Ehpad à partir de janvier, puis les personnes fragiles à partir de février et enfin, au printemps, le reste de la population.

«On n'est pas en train de dire aux gens : "Vaccinez-vous, vaccinez-vous", à toute force et pour toute la population, on a une autre stratégie», a dit Emmanuel Macron.

«La clé de la stratégie, à partir du moment où on va complètement sortir du confinement, ça va être le "tester-alerter-protéger" (...) et progressivement de vacciner, mais le vaccin n'est en fait la solution que le jour où vous avez entre 50% et 60% de votre population qui a ce qu'on appelle l'immunité collective», a-t-il ajouté.

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Tags:
vaccination, France, Pfizer
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