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En visite à Marseille, Jean-Luc Mélenchon a appelé le gouvernement à reculer sur la loi Sécurité globale. Il a également fustigé les syndicats de police qui avaient appelé à ne plus procéder aux contrôles d’identités suite à certains propos d’Emmanuel Macron.

Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué la loi Sécurité globale, lors d’une conférence de presse à Marseille.

Le chef de file de LFI, venu participer à une manifestation contre le projet de loi, a appelé le gouvernement à lâcher du lest sur la question. Mettant en avant un «besoin d’apaisement», il a rappelé que certains Présidents de la République n’avaient pas hésité à revenir sur leurs positions par le passé, comme lors des débats sur la «déchéance de nationalité» ou sur «les écoles privées».

«Il faut jeter tout ça à la poubelle. Il n’y a pas de honte à reculer. Mitterrand, Chirac, Hollande l’ont fait. Parfois, il vaut mieux reculer que s’enfoncer dans une bataille qui divise», a-t-il déclaré en conférence de presse.

Le député des Bouches-du-Rhône a ajouté que cette loi mettrait en place «un système de surveillance générale» dont l’efficacité restait à prouver.

Syndicats de police «factieux» et «hyper-violents»

Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur l’initiative de certains syndicats de police qui avaient appelé à ne plus procéder aux contrôles d’identités, suite aux récents propos d’Emmanuel Macron sur les contrôles au faciès et les discriminations.

Le leader de LFI a notamment fustigé «deux syndicats factieux» (Alliance et Unité SGP-FO), leur reprochant d’encourager à la violence et d’altérer le lien entre forces de l’ordre et citoyens.

«Ce sont ces gens qui sont les principaux responsables du divorce entre la police et l'affection du peuple […] Ces syndicats d'hyper-violents ont poussé la police à des comportements excessifs», a-t-il affirmé en conférence de presse.

Plusieurs manifestations ont eu lieu en France ces dernières semaines, pour protester contre la proposition de loi Sécurité globale. Des heurts entre policiers et manifestants ont eu lieu à Rennes, alors que des voitures et des commerces ont été dégradés à Paris.

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Tags:
Marseille, violences policières, Unité SGP Police-Force ouvrière, contrôle, police, Jean-Luc Mélenchon
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