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L'affaire Mila (30)
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«Mila n’a pas été exclue et je voudrais dire que Mila c’est notre combat». Invitée de France Info le 11 décembre, la ministre des Armées a réagi aux déclarations du père de l’adolescente selon lesquelles elle avait été mise à l’écart par son lycée militaire après avoir divulgué son nom. Selon Mme Parly, un aménagement a été proposé à Mila.

En janvier dernier, Mila avait été déscolarisée de son lycée de Villefranche après avoir été menacée de mort à cause de sa vidéo polémique sur l’islam. Elle a donc été accueillie dans un établissement militaire. Mais selon le père de l’adolescente, sa fille en a été renvoyée après avoir dévoilé son nom. Sur France Info, Florence Parly est revenue sur les faits.

«Mila c’est notre combat»

«Mila n’a pas été exclue et je voudrais dire que Mila c’est notre combat», a indiqué la ministre des Armées.

«Pour qu’une protection soit efficace, cela suppose le respect de la confidentialité et aujourd’hui celle-ci n’est plus garantie parce que le lieu de scolarisation de Mila a été divulgué. C’est pour cela que le ministère des Armées a proposé d’aménager sa scolarité» pour la protéger, a ajouté Florence Parly.

D’après elle, «c’est une jeune fille extrêmement courageuse, qui est victime quotidiennement de menaces, y compris de menaces de mort, et ça c’est totalement inadmissible. C’est pour ça que l’État lui apporte sa protection».

Mme Parly a également dit qu’elle avait été «choquée» par les réactions de certains politiques ainsi qu’une lettre du père de Mila évoquant la «lâcheté» du lycée militaire. «J’ai été très blessée de ce que j’ai pu entendre», dit-elle.

«Je réitère à Mila et à ses parents notre désir de continuer d’aider et de soutenir leur fille», a tenu à souligner la ministre.

Mise à l’écart

Auparavant, l’avocat de la famille, Richard Malka, avait expliqué à l’AFP que lors d’un «live», «Mila s’est adressée à un garçon [...] en lui demandant s’il était toujours dans ce lycée, sans même mentionner qu’elle y était elle-même scolarisée. Sur ce fondement-là, il a été décidé qu’elle avait été imprudente et qu’elle devait être exclue».

Dans une lettre publiée par le Point, le père de Mila a fustigé l’«hypocrisie» des institutions et s’est dit «effondré par autant de lâcheté et de démission». «Si même l’armée ne peut pas la protéger et lui permettre de poursuivre sa scolarité, que pouvons-nous faire, nous, ses parents? Ce constat est pour nous un film d’horreur». Le père indique également que sa fille, «épiée» sur les réseaux sociaux «par des militaires qui ne veulent plus assumer le risque de l’accueillir et de la protéger», subissait une «pression incroyable». «Pour elle, la scolarité c’est fini», martèle-t-il.

Enseignement à distance dans un lieu sûr

Néanmoins, dans un communiqué cité par l’AFP, le ministère des Armées a indiqué que «Mila n’a(vait) pas été exclue» et qu’il avait été proposé à ses parents qu’elle «poursuive, pour un temps, son enseignement à distance dans un lieu sûr, le temps d’un apaisement de la situation sécuritaire».

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