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Emmanuel Macron a déclaré auprès de l’Express que les démarches entreprises pendant la crise sanitaire n’avaient pas été «une privation de libertés». Selon lui, le renoncement «à des plaisirs et à des facilités» vise à la protection des plus faibles et du système de santé.

Interrogé sur les critiques faites par certains sur le déclin du pays et la restriction des libertés, Emmanuel Macron a donné tort à ce point de vue, dans la seconde partie de son entretien accordé à l’Express.

«On perd tous les repères jusqu'à affirmer que la France vit une crise des libertés, en nous caricaturant comme un pays qui s'effondrerait sur lui-même», a-t-il lancé avant de revenir sur les mesures imposées pour enrayer l’épidémie.

«Pendant la crise sanitaire, ce que nous avons fait n’est pas une privation de libertés», a déclaré le Président français.

Et d’ajouter: «Nous avons librement et collectivement consenti à réduire certaines de nos capacités à faire, à interagir pour protéger les autres».

La liberté a «des contraintes»

En développant sa réflexion sur la notion des libertés, Emmanuel Macron a signalé que celles-ci ont des limites:

«Une espèce de fantasme consisterait à dire que la liberté est un absolu qui ne connaît pas de contraintes. Ma liberté ne vaut rien si c'est la liberté d'infecter l'autre, elle ne se tient que dans un système de responsabilités».

Selon lui, la société française a fait preuve d’un véritable «humanisme» pendant l’épidémie en renonçant à «des plaisirs et à des facilités» afin de «protéger les plus faibles, nos soignants et notre système de soins».

«La liberté ne vaut que quand la liberté des autres s’articule», conclut le chef de l’État.

Dans la première partie de son entretien, Emmanuel Macron avait jugé que le second confinement était un exemple d’action efficace favorisant la restauration de la confiance envers les autorités. D’après ses dires, c’est aussi par l’action de ses compatriotes que le pays a réussi «à casser le cycle du virus».

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Tags:
Covid-19, épidémie, confinement, liberté, Emmanuel Macron
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