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Alors que les premières vaccinations contre le coronavirus doivent débuter le 27 décembre en France après que la Haute Autorité de santé a autorisé l’utilisation du vaccin Pfizer-BioNtech, elle précise qui il n’est pas recommandé aux femmes enceintes et qui pratiquent l’allaitement, ainsi qu'aux personnes ayant des antécédents allergiques.

Le 24 décembre, la Haute Autorité de santé (HAS) a donné son feu vert à l'utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech contre le coronavirus. La campagne de vaccination sera lancée le 27 décembre.

Dans un rapport publié le 23 décembre, la HAS déconseille toutefois son inoculation à certaines personnes. Tout d’abord, elle indique que la campagne de vaccination ne concerne que les personnes âgées de «16 ans et plus».

De plus, l’instance souligne l’importance d’éviter la vaccination des femmes enceintes.

«En l’absence de données robustes sur la tolérance et l’efficacité du vaccin BNT162b2 au cours de la grossesse, conformément au résumé des caractéristiques du produit (RCP), l’utilisation chez la femme enceinte doit être envisagée seulement si les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus», informe-t-elle, ajoutant qu’il est aussi «conseillé de ne pas vacciner durant l’allaitement».

Autre catégorie de la population visée par ces recommandations: les personnes présentant des antécédents allergiques.

«L’utilisation du vaccin chez les personnes présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique, compte tenu des cas rapportés en Grande-Bretagne et en attente de données complémentaires, n’est pas recommandée», précise la Haute Autorité de santé.

En outre, la HAS prévient qu’«en l’absence de données disponibles à ce jour, la co-administration du vaccin BNT162b2 avec d’autres vaccins n’est pas recommandée».

Les personnes déjà touchées par le virus

Enfin, l’instance rappelle «qu’il n’y a pas lieu, à ce stade, de vacciner systématiquement» les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique du Covid-19.

Toutefois, ces dernières «doivent pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin», ponctue-t-elle, auquel cas il faut «respecter un délai minimal de 3 mois à partir du début des symptômes».

Le premier vaccin autorisé dans l’UE

Le 21 décembre, le vaccin Pfizer-BioNTech a reçu l'aval de l'Agence européenne des médicaments et de la Commission européenne, devenant ainsi le premier vaccin anti-Covid autorisé dans l’UE. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a précisé que la campagne de vaccination débuterait en Europe les 27,28 et 29 décembre.

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Tags:
Haute autorité de santé (HAS), traitement, Covid-19, interdiction, Pfizer, vaccin, vaccination, France
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