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L’homme qui a tué trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme avait déjà fait vivre des violences à son ex-épouse. «J’avais lancé des alertes» mais «rien n’a été fait», déplore-t-elle.

L’ex-épouse de l’homme qui a tué trois gendarmes à Saint-Just a déclaré qu’elle craignait le père de son enfant et a évoqué son caractère. Elle a également remercié les policiers qui ont mis en sécurité ses enfants, son nouveau mari et elle-même la nuit du drame.

La femme avait précédemment déposé des plaintes pour menaces de mort à l’encontre de son ex-mari, a-t-elle indiqué.

«J’avais lancé des alertes, des dizaines! Je savais qu’il était dangereux», a-t-elle souligné dans son entretien à Dauphiné libéré, repris par la presse.

Elle a précisé qu’un jour il avait tenté de l’étrangler, mais qu’elle était parvenue à s’enfuir.

«J’ai alerté la police, la gendarmerie, l’aide sociale à l’enfance, j’ai même écrit à Marlène Schiappa [alors secrétaire d’État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, ndlr]. Rien n’a été fait. On m’a dit à chaque fois qu’il allait certainement se calmer.»

L’ex-épouse croyait «qu’il nous tuerait nous», mais ne pensait pas «que des innocents allaient mourir».

«Je me sens coupable. Il y a cinq orphelins aujourd’hui, et si j’avais pu me faire entendre, on n’en serait pas là», a-t-elle noté, selon le média.

Elle a ajouté avoir tenté de prévenir la nouvelle compagne de son ex-mari, mais en vain.

Le drame

Trois gendarmes ont été tués et un quatrième blessé à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, lors d'une intervention pour des violences conjugales. L'auteur du carnage a été retrouvé mort quelques heures plus tard non loin de son domicile, à proximité de son véhicule, une arme à la main, avait déclaré à la presse le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

Selon de premières hypothèses, le meurtrier a lui-même incendié sa maison. Sa compagne était sortie sur le toit. Les trois gendarmes qui sont intervenus ont été mortellement blessés alors qu'ils tentaient de secourir la femme. Le forcené aurait ouvert le feu sans menaces préalables.

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Puy-de-Dôme, gendarmes, violences conjugales, France
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