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Après la création du fichier ayant pour but de suivre les personnes vaccinées, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a validé le 29 décembre son fonctionnement. Son directeur de la conformité a promis dans une interview à franceinfo des contrôles de l’utilisation des données.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a validé mardi 29 décembre le fonctionnement du fichier «SI Vaccin Covid» qui a pour but de suivre les personnes vaccinées, promettant de contrôler l’utilisation des données, rapporte franceinfo.

«Les deux principales finalités, à savoir la gestion de la campagne de vaccination et son suivi, sont les seules finalités pour lesquelles les données peuvent être utilisées. On va s'en assurer, c'est ce qui est prévu dans les textes», indique sur franceinfo Thomas Dautieu, directeur de la conformité à la CNIL.

Il explique que ce fichier est important pour «gérer ce qu'on appelle la pharmacovigilance» en cas d'effets secondaires chez des personnes vaccinées. Selon Thomas Dautieu, la CNIL a suggéré «que lorsqu'une personne ne souhaite pas être vaccinée, elle peut demander à ce que ses données soient supprimées de ce fichier», mais c’est le gouvernement qui aura le dernier mot.

L’objectif de ce fichier

Ce fichier visant à regrouper les données des personnes qui se sont fait vacciner contre le Covid-19 a été créé pour «la mise en œuvre, le suivi et le pilotage des campagnes vaccinales contre la Covid-19», précise un décret publié samedi 26 décembre au Journal officiel.

Des informations sur l’injection — comme la date, le lieu, le modèle du vaccin injecté, ainsi que les données personnelles enregistrées sur les patients — permettront de contacter les personnes concernées «en cas d'apparition d'un risque nouveau». Les soignants administrant les vaccins, le médecin traitant et les agents de la Caisse nationale d'assurance maladie auront accès à certaines de ces données.

D'autres professionnels de santé seront en mesure de les consulter après «pseudonymisation», c'est-à-dire suppression des noms, prénoms, adresses, numéros de sécurité sociale, numéros de téléphone et adresses mail, pour permettre d'assurer le «suivi de la couverture vaccinale» et de «mesurer l'efficacité de la vaccination».

40% des Français interrogés prêts à se faire vacciner

Alors que la campagne de vaccination débutera en France dimanche 27 décembre, seuls 40% des Français interrogés entre le 14 et le 16 décembre ont répondu vouloir «certainement ou probablement» se faire vacciner contre le Covid-19, selon l’enquête CoviPrev réalisée par Santé publique France auprès d’un échantillon de 2.000 personnes. À titre de comparaison, entre le 4 et le 6 novembre, ce taux était de 53%, contre 64% en juillet.

Dans le même temps, les plus de 65 ans restent les plus allants (61% contre 72% début novembre). En revanche, les 25-34 ans (27%) et les jeunes majeurs âgés de moins de 25 ans (28%) sont les plus réticents, indique l’étude.

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Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) française, vaccination, Covid-19, France
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