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Cette femme qui préfère ne pas divulguer son vrai nom s’est déjà confiée à la presse depuis le jour dramatique où son ex-mari a tué trois gendarmes à Saint-Just appelés pour une affaire de violences conjugales. Dans un nouvel entretien accordé au Parisien, elle livre des détails glaçants sur le meurtrier.

«Il m'avait toujours dit qu'il avait fait une liste de personnes à tuer dont nous faisions partie», raconte au micro du Parisien l’ex-épouse de Frédérik Limol, qui a tué en décembre dernier trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme avant d’être retrouvé sans vie avec une arme dans la main. Ainsi, elle décrit la nuit du drame lorsque la police est venue frapper à sa porte pour éviter que l’homme alors en fuite ne vienne chercher sa famille.

Comme elle l’avait déjà déclaré par le passé, elle avait déjà déposé des plaintes contre Frédérik, avec qui elle a un enfant, toutefois «il ne s’est rien passé».

«Par contre, lui a réussi à me faire poursuivre pour abandon d'enfant en trompant un huissier. Par cet artifice, il est parvenu à obtenir devant le tribunal une citation directe.»

Priée de commenter le fait que le procureur a constaté le peu d'allusions dans ses plaintes aux armes que possédait son ex-époux, elle lance:

«Lorsqu'une femme vient dénoncer le comportement violent de son ex-mari et le dit armé, il convient d'enquêter. Ou alors il ne faut pas nous raconter que la lutte contre les violences faites aux femmes est une des priorités nationales.»

Elle assume ne pas avoir été assez «assez claire» et affirme que la nouvelle compagne de son ex a tort de n’avoir rien dit, mais elle rappelle que ce n’est pas facile de porter plainte pour violences conjugales.

«Le mariage n'a duré que trois jours»

Remontant dans le temps, elle dit avoir rencontré Frédérik en 2005, mais la relation n’a commencé que six ans plus tard, lorsqu’elle travaillait à Dubaï.

«Nous nous sommes mariés le 8 mai 2012 pour vivre ensemble. Le mariage n'a duré que trois jours. Le 12, il a tout cassé dans l'appartement et a brûlé tous les documents relatifs à notre mariage.»

Elle le dépeint comme un homme-caméléon, à double facette, qui en public savait paraître extrêmement sympa et savait «s’adapter selon son interlocuteur».

«Il était obsédé par l'idée du grand remplacement»

À la question de savoir s’il était fortement radicalisé, comme l’avait indiqué le procureur, elle dit que c’était un homme anti-vaccins, anti-médicaments et qu’il craignait que l’eau du robinet ne contienne des agents pour contrôler les esprits.

«Il était obsédé par l'idée du grand remplacement, convaincu du déferlement prochain de hordes d'immigrés dans nos campagnes.»

Il promettait parfois, ajoute-t-elle, partir en Syrie combattre les djihadistes. «Moi j'espérais tout le temps que les services lui sautent dessus pour lui dire: c'est fini on arrête le délire maintenant».

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meurtre, gendarmes, France
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