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Des associations de soutien aux réfugiés, dont Utopia56 et DAL, ont procédé ce dimanche 24 janvier à l'occupation d’une ancienne école délabrée du 16e arrondissement pour qu’elle serve de toit à des personnes exposées au froid et, a-t-il été souligné, à la chasse à l’homme. La ville a promis de mettre à leur disposition deux gymnases.

En présence de nombreux journalistes, de personnalités politiques et de militants, des associations, telles qu’Utopia56, Droit au logement (DAL) et Réquisition, ont procédé à la mise à l’abri de plus de plusieurs dizaines d’immigrants dans une ancienne école maternelle du 16e arrondissement.

​Une fois enfermés dans ces locaux délabrés, l’aménagement du lieu afin qu’il serve de toit à ceux qui subissent le froid de la rue a commencé.

​Protéger du froid et de la «chasse à l’homme»

Prenant la parole, Clarisse Bouthier, de Solidarité Migrants Wilson, a rappelé que non seulement il y avait beaucoup de gens dans les rues, mais qu’aussi, surtout depuis l’évacuation du campement Saint-Denis, il régnait une «chasse à l’homme impitoyable».

«C’est la chasse à l’homme toutes les nuits dans les rues de la capitale pour empêcher les réfugiés et les autres exilés d’accéder à Paris, Paris où il y a toutes les ressources et où on peut manger, à Paris qui est une ville riche, Paris où il y a énormément de logements vides. Tous les jours des centaines de gendarmes et de policiers sont mobilisés jour et nuit pour surveiller cette frontière, empêcher l’accès à notre capitale, empêcher l’accès à cette ville qu’on appelle la Ville Lumière à ces réfugiés».

En s’exprimant grâce au haut-parleur tenu par Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de DAL, un autre intervenant a lancé: «Quand ils arrivent en France, le pays des droits de l’Homme, [les réfugiés] n’ont même pas leurs droits élémentaires» et de rappeler que le froid et l’épidémie sévissaient à l’extérieur.

«Ils ont fait ce que l’État aurait dû faire»

Présent lors de cette réquisition, l’Insoumis Éric Coquerel a déclaré que les événements de ce dimanche étaient la continuation de l’évacuation du camp de Saint-Denis.

«Vous vous rappelez qu’il y avait des centaines de personnes qui n’étaient pas reparties vers les urgences [...], ces gens continuent de dormir dans la rue».

Précisant que les associations avaient choisi un lieu abandonné, où personne ne vit ni ne travaille, il a estimé qu’elles avaient «fait ce que l’État aurait dû faire: transformer [l’endroit abandonné, ndlr] en lieu d’hébergement d’urgence pour que les gens ne dorment pas dehors en plein hiver».

La ville propose une solution

Reconnaissant que les associations avaient raison d’attirer l’attention sur le fait beaucoup de gens n’avaient pas de solutions et admettant que depuis l’histoire de la place de la République «les choses n’[avaient] pas été réglées, Ian Brossat, adjoint du maire au Logement, qui s’est entretemps rendu sur place, a avancé une proposition: celle de placer les réfugiés dans des gymnases.

«La ville de Paris mobilise dès ce soir des gymnases qui permettent aux personnes [...] d’avoir un abri qui soit chauffé et qui soit plus adapté du point de vue de la sécurité», a-t-il déclaré aux représentants d’associations.

Le premier des deux gymnases est situé dans le 5e arrondissement et le second dans le 16e.

Et d’expliquer qu’il fallait qu’ensuite l’État prenne le relais.

Actuellement, selon notre correspondant sur place, les personnes attendent l’arrivée de bus.

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Paris, réfugiés
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