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La loi sur le séparatisme arrivera le 1er février au Parlement. Pour l’essayiste Raphaël Doan, nos gouvernants ne sont pas au bout de leurs peines: coincés entre un «réflexe assimilateur» et la mauvaise réputation du modèle assimilationniste, l’exécutif semble condamné à tergiverser.

Pour l’auteur de l’ouvrage Le Rêve de l’assimilation (Éd. Passés Composés), parler de séparatisme, c’est parler d’assimilation. Raphaël Doan considère que le projet de loi «confortant le respect des principes de la République», dans sa volonté de lutter contre certaines pratiques de Français musulmans, est directement inspiré du modèle assimilationniste républicain. Un mot que les gouvernants français n’assument pourtant que très difficilement, en dépit de leur «réflexe assimilateur».

Le mot d’assimilation est aujourd’hui déconsidéré, selon Raphaël Doan, et pour deux raisons.

L’héritage colonial d’une part, avec le «mauvais souvenir» de l’application de ce modèle dans les colonies, qui jouerait pour beaucoup. L’empreinte philosophique, d’autre part, des théoriciens de la French Theory. Ces derniers auraient répandu l’idée d’une valorisation des individus et des minorités face à «une majorité totalitaire» et uniformisante. Ainsi ont-ils élaboré une opposition frontale au modèle d’assimilation et au «désir de ressembler à la population majoritaire».

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Tags:
identité nationale, immigration, séparatisme
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