Pour obtenir un stage, une étudiante de Toulouse se met en vente sur Le Bon Coin

© Photo Pixabay / Engin_AkyurtUne femme en masque
Une femme en masque - Sputnik Afrique
S'abonner
Le Covid-19 semble impacter tous les domaines de notre vie sans exception, notamment l’entrée des jeunes diplômés sur le marché du travail. Une étudiante toulousaine a décidé de s’adresser à ses «chers futurs employeurs» via le site Le Bon Coin.

Les difficultés, auxquelles se heurtent les étudiants français dans le contexte des mesures prises pour endiguer la propagation de l’épidémie de Covid-19, les poussent à des décisions peu banales. Ainsi, les problèmes pour arriver sur le marché de l'emploi ont été mis en évidence par une étudiante de Toulouse qui a publié une annonce pour attirer l’attention des employeurs mais aussi alerter sur la situation dans laquelle elle s’est retrouvée, tout comme d’autres étudiants.

Pour valider ses études en QHSE (qualité, hygiène, sécurité et environnement), elle doit effectuer un stage. Elle a expliqué à La Dépêche avoir envoyé 152 candidatures, toutes restées «lettre morte».

Mais la jeune femme semble avoir de l’optimisme et de l’humour à revendre. Pour obtenir un stage, elle a publié une annonce sur le site Le Bon Coin en se mettant elle-même en vente.

Elle s’adresse à ses «chers futurs employeurs» pour leur dire qu’elle recherche «tout poste en lien» avec son domaine d’activité: «Je ne suis pas difficile!».

«Niveau prétentions salariales, j’ouvre les enchères à un euro mais pour les plus radins, j’ai un prix de réserve», poursuit-elle sur le même ton.

C’est toujours sur le registre humoristique qu’elle précise qu’elle ne tient pas à faire des heures supplémentaires.

«Au plaisir de vous rencontrer masqué», conclut-elle.

La galère des étudiants

Le problème de la pénurie de stages a surgi notamment en raison de la crise sanitaire qui a entraîné une réduction des effectifs dans les entreprises, voire un chômage partiel, et qui a provoqué un manque de temps à consacrer aux stagiaires.

Les Échos ont indiqué dès mai 2020 que sur 500.000 stages par an, le ministère de l'Enseignement supérieur estimait à environ la moitié ceux qui ont dû être reportés ou annulés à cause de l'épidémie.

En décembre dernier, le HuffPost avait contacté une étudiante qui a exposé ses difficultés.

«Pour trouver un stage pour février 2021, j’ai envoyé une centaine de candidatures en un mois […]. Au final, sur les 100, je n’ai reçu que cinq réponses négatives. Tous les autres employeurs n’ont même pas daigné répondre», a-t-elle noté.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала