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La ministre de la Culture a déclaré se pencher sur les certifications délivrées au service de presse de FranceSoir. Entre pétition à son encontre et appel à destituer Macron dans ses colonnes, le média a fait naître la polémique ces dernières semaines.

Roselyne Bachelot a déclaré sur Twitter se pencher sur le cas du site FranceSoir. La ministre de la Culture va notamment réexaminer la qualification IPG (information politique et générale) du média.

Cette certification permet notamment d’obtenir des financements publics, elle est délivrée par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

Appel à renverser Macron

Le site FranceSoir avait créé la polémique le 22 janvier, en publiant une tribune de Francis Lalanne appelant à destituer Emmanuel Macron. Le chanteur y invitait notamment l’armée à se mobiliser et les parlementaires à se réunir en Haute Cour pour démettre le Président de ses fonctions.

L’auteur-compositeur dénonçait entres autres la «dictature sanitaire» imposée par l’exécutif via l’état d’urgence. Il fustigeait également le rôle «illégitime» du conseil scientifique, complice selon lui «des mensonges du gouvernement».

Pétition d’anciens journalistes

La publication de cette tribune intervenait dans un contexte déjà tendu. Le même jour, d’anciens journalistes avaient en effet signé une pétition, adressée à Roselyne Bachelot, «pour que France-Soir retrouve son honneur et sa déontologie journalistique».

Les pétitionnaires accusaient nommément Xavier Azalbert, directeur de publication, d’avoir fait du site Internet «une tribune purement personnelle sous le titre et le logo de l’ancien grand quotidien national France-Soir». Les journalistes s’inquiétaient en outre que le média diffuse «en toute impunité de fausses informations et des thèses complotistes».

Contacté par Libération, Xavier Azalbert avait condamné une pétition portant «atteinte à la liberté d’expression» ainsi qu’à l’honneur du média.

Le quotidien France-Soir, créé en 1944, avait cessé son édition papier en 2011, continuant ses activités sur Internet. En difficultés financières, le média avait licencié les quatre journalistes de la rédaction en 2019. Le site poursuit néanmoins toujours ses publications, sous la houlette de Xavier Azalbert, faisant parfois appel à des contributeurs extérieurs, comme ce fut le cas avec Francis Lalanne.

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Tags:
destitution, Francis Lalanne, Roselyne Bachelot, journalistes, journalisme, presse
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