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Alors que le variant britannique se propage en France, qui connaît une forte hausse du nombre de cas, l’épidémiologiste Martin Blachier estime dans une interview au Parisien que les variants du Covid-19 ne vont pas nécessairement provoquer une nouvelle vague. De plus, il affirme qu’un nouveau confinement aurait des impacts collatéraux.

L’épidémiologiste et spécialiste en santé publique Martin Blachier se montre sceptique dans une interview au Parisien quant à une nouvelle vague épidémique face à l’arrivée des variants du Covid-19.

«Dire que les chiffres vont exploser avec leur arrivée, je n'achète pas! C'est ultra-réducteur», indique-t-il au quotidien en mettant en avant le caractère «discutable» de deux études sur la forte contagiosité du variant britannique.

En outre, il estime que l’explosion de l’épidémie au Royaume-Uni, au Portugal et en Espagne est notamment liée au fait qu’«en décembre, ces trois pays n'avaient pas fermé leurs bars et leurs restaurants».

«Le confinement ne s'impose pas»

Ainsi, selon lui, il n'y a pas d'explosion épidémique en France mais «un plateau haut».

«La situation se tend à l'hôpital mais elle est totalement différente du mois de mars et d'octobre, où l'on avait perdu le contrôle du virus. Si on regarde les courbes actuelles, le confinement ne s'impose pas», ajoute-t-il.

Il défend le télétravail

Au lieu d’un confinement, il se prononce pour «resserrer la vis sur le télétravail qui ne concerne que 15% de la population».

«On voit que depuis début janvier, la courbe du retour au bureau monte en flèche. Or, malgré un protocole sanitaire, on y passe du temps, on déjeune sans masque. En dehors du domicile, c'est pourtant là que les gens se contaminent en majorité, comme l'a montré l'étude de l'Institut Pasteur», indique-t-il.

De plus, M.Blachier pointe les impacts collatéraux d’un potentiel reconfinement. Ainsi, d’après ses modélisations, «l'impact sur la santé mentale sera deux fois important que celui du Covid».

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Covid-19, épidémie, France
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