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Estimant que le variant britannique du coronavirus va «dicter le marché à suivre», le membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet a prévenu sur BFM TV que «les semaines qui viennent seront décisives».

Membre du Conseil scientifique, Arnaud Fontanet a été invité par BFM TV à revenir sur la situation épidémique face à la propagation du variant britannique du coronavirus réputé plus contagieux.

Alors que la souche «circule de la même façon dans toutes les classes d’âge», «il y a des publications du Royaume-Uni qui nous laissent entendre qu’il serait 30% plus létal», explique auprès de Jean-Jacques Bourdin le professeur à l’Institut Pasteur.

«La mortalité serait plus importante qu’avec le virus en 2020. C’est pas ce qui est plus important quand on y réfléchit, parce que le fait qu’il soit 60% plus transmissible par le nombre de cas qu’il génère, aura plus d’impact en termes de morbidité sévère et de mortalité que le fait qu’il soit plus létal comparé au virus 2020», expose-t-il.

 

Des semaines «décisives»

Le Pr Fonanet prédit «deux mois difficiles», soit mars et avril, et insiste sur la nécessité «de suivre très près la progression du variant anglais […]. Il va se passer les quatre à six semaines qui viennent des choses». Il décrit un «scénario noir où il continue sa progression».

«À ce moment-là des mesures plus dures, qui seront un confinement ou quelque chose qui ressemble, seront prises et on devrait, si ces mesures sont acceptées et respectées, reprendre le contrôle sur la circulation du virus.»

Selon ce scénario, «quand on sortira de confinement, on sera devant un virus extrêmement transmissible», puisque 100% des souches seront britanniques. L’épidémiologiste pointe ensuite le facteur climatique dans la circulation du virus:

«On peut espérer qu'avec le printemps, la pression de circulation sera moins forte. Donc il y aura vraiment, je pense, autour de mars avril, deux mois difficiles. Et puis après, avec le retour des beaux jours, une proportion plus importante des plus fragiles vaccinés, j’espère qu’on évoluera vers une situation plus facile, et que dès mai on verra les effets conjugués du climat et des vaccins.»

Admettant que le variant britannique «nous oblige à une extrême prudence», notamment quant à la réouverture des lieux culturels, M.Fontanet affirme qu’il «va dicter le marché à suivre».

«Les semaines qui viennent sont décisives et l'indicateur à suivre, c'est quelle est la progression du variant anglais.»

D’après l’épidémiologiste, «avec un R à 1,5», le variant en question «progresse de 50% par semaine».

«Si l’on voit qu’il continue sa même progression, il faudra à un moment ou à un autre passer à des mesures plus dures», conclut-il.

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