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Le député LREM de l’Indre, François Jolivet, prépare une proposition de loi portant sur l’interdiction de l’écriture inclusive dans le service public. Elle «n’est pas du français» et met en difficulté non seulement les élèves, mais aussi les personnes dyslexiques ou encore malvoyantes, affirme-t-il.

Est-ce que l’écriture inclusive est illisible et discriminante pour certains Français.es? Le député LREM de l’Indre François Jolivet en est sûr.

«L’écriture dite "inclusive" (mais plutôt «exclusive») contribue à brouiller la nature même des messages. Il faut y mettre fin dans toutes les entités en charge d’une mission de service public», écrit-il sur son compte Twitter.

​M. Jolivet est en pleine préparation d’une proposition de loi portant sur l’interdiction de l’écriture inclusive dans le service public, notamment dans les établissements scolaires.

Elle représente des difficultés pour les élèves qui apprennent à lire et pour ceux qui souffrent de dyslexie et de dysphasie, insiste le député. De plus, les personnes malvoyantes en pâtissent car les dispositifs de lecture qu’elles utilisent sont mal adaptés.

Dans une interview accordée récemment au magazine Décideurs M.Jolivet a même dit que ce n’était «pas du français».

Une manière d’affirmer l’égalité

L’écriture inclusive est née d’un souci de faire changer les mentalités sur l’égalité homme/femme. Elle souhaite mettre le féminin à égalité avec le masculin.

Ainsi, il est possible d’écrire que «les Français.es sont divisé.e.s sur la question».

Un combat mal mené?

L’homme politique admet l’importance de cette égalité mais qualifie de déroutants les procédés utilisés pour atteindre ce but.

«L'écriture inclusive est autant illisible que discriminante. Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes est juste, mais les chemins qu’il emprunte sont parfois déroutants et inutiles. Ils fracturent, et ne réparent rien», indique-t-il toujours sur son compte Twitter.

​Cependant il n’est pas question pour lui de bannir l’écriture inclusive dans tout le système éducatif. Il est possible d’expliquer aux jeunes son but à partir du lycée mais pas plus tôt, considère le député.

Quant à l’Académie française, pour le moment elle se prononce contre cette manière d’écrire. «La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité», a-t-elle fait savoir en 2017.

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Tags:
proposition de loi, langue française, Académie française, écriture inclusive
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