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Alors que le ministère de l'Éducation a rendu public un nouveau protocole sanitaire allégé dans les établissements scolaires, des syndicats d'enseignants et de parents d'élèves ont estimé dans une interview à Franceinfo qu’il «met en danger les enseignements et les élèves».

La contamination d'un élève au variant britannique du Covid-19 n’entraîne pas le traçage systématique des cas contacts des enseignants ni la fermeture automatique de la classe à l’école élémentaire et en collège et lycée, selon le nouveau protocole sanitaire mis en place vendredi 12 février par le ministère de l'Éducation.

«Un jour, vous êtes cas contact. Le lendemain, vous ne l'êtes plus. C'est extrêmement compliqué de suivre», explique à Franceinfo Gilles Langlois, secrétaire national du syndicat des enseignants SE-Unsa.

Ce nouveau protocole prévoit la fermeture d'une classe en cas de détection de trois cas positifs à ce variant malgré le fait qu'«il n'y a pas eu de baisse des contaminations et que la question des variants est inquiétante dans plusieurs territoires, notamment en Moselle ou à Dunkerque», indique à Franceinfo Guislaine David, cosecrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU.

«On a l'impression de ne pas être suffisamment protégés avec ce nouveau protocole. La zone B, qui n'est pas encore en vacances [elle le sera à partir du 20 février, ndlr], risque de payer un lourd tribut de ces décisions. C'est complètement hallucinant, on a l'impression de marcher sur la tête avec cette adaptation du protocole», indique à Franceinfo Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT.

«Ça met en danger les enseignements et les élèves»

Le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (SNUipp-FSU) dénonce également la décision du ministère de l'Éducation notant qu’elle «met en danger les enseignements et les élèves».

«Il ne suffit pas de casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre... Ce n'est pas parce qu'on ne ferme plus les classes qu'on aura une baisse des contaminations», s’indigne auprès de Franceinfo Guislaine David.

En outre, les syndicats dénoncent le caractère constamment changeant de ces mesures, rendant difficile au corps enseignant de s'y adapter et demandant «aux chefs d'établissement de passer beaucoup de temps à lire, à relire pour comprendre les règles», souffle à Franceinfo Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT.

«On a un manque complet de visibilité, avec des revirements incessants dans les règles à appliquer. C'est d'une extrême complexité, la multiplication des situations et des cas rend très difficile la mise en œuvre du protocole», explique Gilles Langlois.

Point sur la pandémie

La France recense ce mardi 16 février 82.374 morts alors que le nombre de contaminations au coronavirus a atteint 3.528.856 personnes, selon l’université Johns-Hopkins. Le 15 février, l’agence Santé publique France a enregistré une baisse de 5.000 nouveaux cas de Covid-19 en 24h dans l’Hexagone.

SPF a fait par ailleurs état de 26.522 nouvelles hospitalisations, soit 77 de plus que dimanche, dont 3.381 personnes en réanimation (+72).

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Tags:
pandémie, Covid-19, France
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