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Dunkerque va confiner sa population le week-end. Une mise sous cloche localisée, annoncée le 24 février par Olivier Véran et qui pourrait être étendue à 10 autres départements. De nouvelles mesures restrictives qui interrogent l’état de notre démocratie. Natacha Polony exprime au micro de Sputnik sa méfiance vis-à-vis du gouvernement des experts.

«Il y a eu un recul des libertés individuelles et publiques depuis un an qui est majeur», déplore Natacha Polony. Mercredi 24 février, le ministre de la Santé plaçait Dunkerque et son agglomération sous confinement. Pas de «dictature sanitaire en marche», nuance l’essayiste au micro de Sputnik. Mais l’inquiétude de voir les experts s’emparer de la gestion des affaires publiques.

Pour celle qui vient de publier Sommes-nous encore en démocratie? (Éd. de l’Observatoire) ce confinement localisé traduit une vision «déjà plus nuancée et mesurée». «Au moins, le gouvernement français a compris qu’un confinement total, lui, était attentatoire, véritablement, aux libertés», juge la directrice de la rédaction de Marianne.

La journaliste et essayiste milite de son côté pour un modèle démocratique, où la gestion des affaires publiques ne soit plus confisquée par une «épistocratie», un gouvernement des sachants et des experts. Pour Natacha Polony, les gouvernements ont «mis un an à comprendre que, en démocratie, ce ne sont pas les experts […]» qui décident. Avant d’ajouter: «Les experts, ceux qui savent, doivent venir éclairer les citoyens, mais la décision appartient aux citoyens.»

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Tags:
Natacha Polony, dictature, Covid-19
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