France
URL courte
Par
1115
S'abonner

Une pédopsychiatre a exprimé ses préoccupations auprès d’Europe 1 sur la santé mentale des plus jeunes, lesquels sont affectés par la crise sanitaire et les restrictions en cours. Elle a ainsi constaté la saturation des services de pédopsychiatrie.

La situation alarmante des services de pédopsychiatrie liée aux mesures anti-Covid a été évoquée le 27 février par Angèle Consoli, première pédopsychiatre du Conseil scientifique, invitée sur Europe 1.

«Le système en pédopsychiatrie était déjà très saturé, là c’est extrêmement difficile de trouver ne serait-ce qu’une place d’hospitalisation», a-t-elle déclaré.

Selon elle, les confinements successifs ont eu un effet délétère sur la santé mentale des plus jeunes, provoquant une forme de lassitude virant parfois aux troubles psychologiques.

«En pédopsychiatrie, on a vu une augmentation majeure des demandes de soins, des passages en urgence, des indications d’hospitalisations», a précisé Mme Consoli.

Elle a souligné que les mois d’octobre et novembre avaient été particulièrement difficiles.

Une «lueur d'espérance»

À cause de ces problèmes, la pédopsychiatre a invité les adultes à expliquer «avec des mots simples» la situation aux plus jeunes.

En outre, alors qu’elle s’inquiète que des confinements locaux puissent à nouveau provoquer des «moments difficiles» dans certaines régions, elle a supposé que quelques faits prêtaient à l’optimisme. Elle estime ainsi que la vaccination «est une porte de sortie» et que le printemps pourrait donner l’opportunité de respirer.

Lire aussi:

Tous vaccinés contre tous confinés: «il existe une troisième alternative»
La Russie annonce répondre à un déploiement massif de troupes de l'Otan à sa frontière
«Toutes les personnes qui vont aller se faire vacciner sont des cobayes», lance une députée française
Tags:
santé mentale, psychiatres, Covid-19, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook