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Des centaines de personnes se sont réunies à Bondy (Seine-Saint-Denis) ce mercredi 3 mars, lors d’une marche blanche en mémoire d’Aymane, tué par balle devant un centre de loisirs. Pour les Bondynois, les violences doivent cesser. Sputnik était sur place.

«C’est un énorme soutien pour Aymane, sa famille, pour les adhérents du free fight, le coach, pour tout le monde, pour la ville de Bondy. Tout le monde a perdu un frère, un ami, un collègue, un compagnon d’entraînement.»

Pour ce bénévole de l’association Chris Fight Bondy, un club de boxe, l’émotion était palpable.

​Une tristesse partagée par plusieurs centaines de personnes qui se sont réunies ce mercredi 3 mars lors de la marche blanche en mémoire d’Aymane. L’adolescent de 15 ans, abattu par balle, sous les yeux de son père, vendredi 26 février dernier alors qu'il se trouvait dans le centre de loisirs Nelson-Mandela.

​Une tragédie qui suscite l’incompréhension chez de nombreux Bondynois. En effet, comment cela a-t-il pu arriver à ce jeune sans problème?

«Ça m’a énormément choqué. Je n’arrivais pas à le croire au début. Ce n’est pas possible. Aymane, c’est un garçon gentil, amical et respectueux. Je n’aurais jamais cru qu’il lui serait arrivé ça, pour une banalité pareille», se désole le bénévole de Chris Fight Bondy.

Selon le parquet de Bobigny, «à ce stade des investigations, il apparaît qu’un différend opposait la victime et ses agresseurs depuis près d’un an sans que l’origine ne soit, pour l’heure, connue».

​Une situation que déplorent les habitants de la ville. «Les gens sont traumatisés. Il y a eu le choc de la nouvelle, la sidération et il y a aujourd’hui l’idée que toute la ville, tous les quartiers, tous les Bondynois sont dans cette même fraternité, cette même entente pour dire: non, les violences ne doivent pas continuer», confie Stephen Hervé, maire (LR) de Bondy.

«Cette violence n’est pas supportable, pas tolérable. On ne peut pas quand on est un jeune de 15 ans dans notre pays, à Bondy, avoir comme cela sa vie ôtée, volée, pour des différends. Ce n’est pas la violence qui va résoudre les différends entre les jeunes», se désole l’édile.

Comme il l’explique, cette marche blanche est aussi l’occasion de rappeler qu’Aymane était inconnu des services de police. Il était sur «la bonne voie», «c’était un jeune justement qui réussissait: il était au championnat de France de boxe thaï», précise Stephen Hervé.

Malgré ce drame et l’émotion qu’il suscite, le maire veut faire passer un message à la jeunesse de sa ville:

«Tous leurs rêves peuvent se réaliser. Il y a des belles réussites à Bondy: des ingénieurs, des grands sportifs, des gens qui réussissent dans leur métier. Il faut dire à cette jeunesse que c’est possible.»

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Seine-Saint-Denis, marche blanche, mémoire, adolescents, meurtre
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