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Les autotests antigéniques sont déjà commercialisés en Allemagne et dans d’autres pays européens. La Haute Autorité de santé doit en valider la mise sur le marché français «dès cette semaine». Commercialisé en pharmacie et en supermarché, le dispositif faciliterait la démarche, mais laisserait en suspens des questions de fiabilité et de contrôle.

Jérôme Salomon a annoncé «étudier la mise en place d'autotests» de dépistage du virus SARS-CoV-2 avec l’intention de les commercialiser en pharmacie et en supermarché. «Le principe de l'autotest, c'est justement qu'on puisse l'avoir en famille. Ce sera en supermarché ou en officine», a-t-il justifié.

Niveau prélèvement, le procédé sera moins invasif: il suffira de frotter les parois de ses narines et de tremper ensuite la tige dans une solution détectant le Covid-19 en moins de trente minutes.

Problème du contrôle des résultats

Même si Jean-Paul Hamon, le président d’honneur de la Fédération des médecins de France, admet de ne pas avoir «d’information centralisée au niveau de la Fédération», il affiche au micro de Sputnik un scepticisme prudent quant à cette stratégie de dépistage.

«Comme on ne connaît pas le taux de fiabilité et que l’on ne connaît pas non plus les gens qui vont s’autodéclarer, on pourrait avoir des résultats un peu fantaisistes», redoute Jean-Paul Hamon.

Le test est largement utilisé déjà chez plusieurs voisins: au Portugal, en Grande-Bretagne, en Autriche ainsi qu’en Allemagne. Cette stratégie inédite pourrait se heurter à la spécificité française en matière d’assurance maladie. Se posera notamment le problème de la vérification, puisque «les gens vont se déclarer eux-mêmes».

«C’est plutôt étrange de ne pas y avoir pensé plus tôt. Actuellement, il y a une chose bizarre: les gens qui se déclarent comme “cas contact” peuvent avoir un arrêt de travail sans aucun contrôle de l’Assurance maladie. On voit très bien ce que cela peut donner comme excès si des gens se font un autotest et se déclarent tout seuls», prévient le praticien.

Actuellement, on peut se faire tester gratuitement, sur présentation de sa carte Vitale, en pharmacie, dans les laboratoires ou chez un médecin. Les autotests pourraient être également pris en charge à 100% par la Sécurité sociale si l'avis de la Haute Autorité de santé est positif. Dans le cas contraire, ils devraient coûter moins de dix euros. En Allemagne, par exemple, l’unité coûte quelque cinq euros. La mise en place de ce type de test s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de dépistage massif, la France étant l’un des pays qui testent le plus dans l’UE. Mais, pour l’instant, on peut encore se demander si l’autotest ne créera pas plus de problèmes qu’il n’en résoudra.

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Tags:
test, coronavirus SARS-CoV-2, Covid-19
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