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L’anniversaire du confinement est pour le monde étudiant un triste rappel des crises d'angoisse, d’un avenir vague et des idées suicidaires. Interrogés par Le Parisien, les étudiants de la fac de Créteil font part de leur frustration. Un îlot d’espoir, les séances de psy.

Trois psychologues travaillent à plein temps au sein de l'université Paris-Est-Créteil (UPEC) où la détresse des étudiants se ressent fortement. Les cours en présentiel ne sont pas fréquents vu la crise sanitaire, les jeunes sont épuisés de passer la plupart du temps enfermés, devant un écran, sans contacts sociaux.

Solène, 20 ans, a confié au Parisien ne connaître «aucun camarade qui aille bien». Elle-même affirme avoir «eu de violentes crises d'angoisse lors du premier confinement», sans que cela devienne plus facile un an après.

La pression psychologique devient parfois insupportable pour Fabien (le prénom a été changé).

«J'avoue que certains jours, j'ai envie de tout arrêter, la fac et le reste», explique-t-il au quotidien.

Eulalie, 18 ans, ne peut pas être optimiste quant à son avenir: «On est presque tout le temps à l'intérieur, devant des écrans, on n'a plus de rythme dans notre journée, et l'avenir est plus que flou».

Des cas d’urgence

Les professeurs sont souvent obligés d’assumer le rôle de détecteurs de signes de fragilité chez les étudiants.

«Les enseignants nous alertent beaucoup quand ils voient que des élèves ne vont pas bien ou en donnent les signes, leur aide est essentielle», explique au Parisien le docteur Hervé Jami, directeur d'un service de santé universitaire.

Il y a eu des cas de nécessité d’«aller au-delà de notre mission primaire», se rappelle-t-il. «Nous avons parfois géré des situations compliquées, y compris pendant les vacances. Nous avons dû, par exemple, appeler les pompiers une nuit parce que l'un de nos étudiants avait mis en avant des idées suicidaires sur les réseaux sociaux et qu'il ne répondait plus aux appels depuis deux jours».

Séances psy

Outre trois psychologues travaillant déjà à l’UPEC, l’embauche d’un quatrième est dans les plans pour répondre aux besoins d’environ 40.000 jeunes patients potentiels, indique Hervé Jami. La liste d’attente pour des soins chez un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre ne fait que s’allonger.

Parmi les options accessibles pour les jeunes figurent la plateforme gratuite de la fondation FondaMental, Écoute étudiants, ou le site gouvernemental Santé Psy Étudiant, permettant de bénéficier de séances de psychothérapie.

L’initiative Écoute étudiants offre «des informations, des témoignages et des conseils concrets», «des exercices pratiques à faire chez vous», ainsi que «des ressources à lire sur papier ou sur le Web pour aller plus loin». Il est également possible de prendre rendez-vous avec un des psychologues formés aux thérapies cognitives et comportementales.

Santé Psy Étudiant offre un cycle de trois séances, renouvelables en cas de besoin. L’étudiant doit consulter d’abord un médecin généraliste ou le service de santé universitaire, choisir un psychothérapeute parmi les personnalités proposées et prendre rendez-vous.

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Tags:
angoisse, France, étudiants, psychothérapeute, psychologue
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