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Alors qu’il semble décidé à jouer encore un rôle sur l’échiquier politique français, Manuel Valls doit faire face à des dépenses non déclarées durant sa campagne aux municipales barcelonaises.

La campagne de séduction de Manuel Valls pour annoncer son retour politique en France vient de subir un premier accroc. Depuis plusieurs semaines, l’ancien Premier ministre n’a cessé de clamer sa volonté de peser à nouveau dans le paysage français. Ce 17 mars, il avait même acté ce retour dans un entretien fleuve avec Le Point, sans pour autant statuer sur une candidature en 2022. Il se disait notamment inquiet d’une possible «victoire du national-populisme de Marine Le Pen».

«Je ne peux pas être absent alors qu'une force réactionnaire menace nos valeurs. Voilà pourquoi je reviens dans le débat politique français», expliquait-il alors à l’hebdomadaire.

Problème: l’homme d’État franco-espagnol vient de se faire épingler pour ses dépenses dans la course à la municipalité de Barcelone en 2019, relate El Pais. Un rapport de la Cour des comptes espagnole lui reproche 189.497 euros de dépenses non déclarées.

Le gros de cette somme proviendrait de l’association Barcelona Capital Europea, créée par Manuel Valls pour promouvoir sa campagne, avant qu’il ne rejoigne la coalition des groupes Barcelone pel Canvi et Ciudadanos. Une irrégularité aux yeux de la loi espagnole, qui ne permet pas à un tiers de supporter les dépenses générées par l’activité des partis politiques.

Explosion du plafond des dépenses

La Cour des comptes estime en outre que la campagne électorale de Manuel Valls a dépassé le plafond des dépenses. L’ancien maire d’Évry est même largement sorti des clous, en excédant ce plafond de 71,15 %.

L’avocat de la coalition, Carlos Rivadulla, a fait valoir que les contributions de Barcelona Capital Europea ne pouvaient «être considérées comme des dépenses électorales, du fait du sujet exerçant les activités (une association), ni de leur objet (activités ne visant pas à demander un vote)», rapporte El Pais.

Le parti Ciudadanos affirme pour sa part que ces opérations se sont faites «suite à une confusion» et «qu’elles n’auraient pas été autorisées» si elles avaient été connues.

Une affaire encombrante pour Manuel Valls, qui déplorait lui-même la «crise de confiance» des Français dans leurs politiques, lors de son entretien avec Le Point.

L’ancien Premier ministre avait finalement recueilli 13,20% des voix dans sa course à la mairie de Barcelone, s’assurant un siège de conseiller municipal.

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Manuel Valls, Barcelone, élections, campagne électorale
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