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«Inconscience», «scandale», «attentat»… Le défilé illégal ayant eu lieu le 21 mars à Marseille avec plus de 6.000 participants réunis sans masque a suscité de vives réactions dans le monde politique. Le non-respect des restrictions sanitaires est en cause.

Le carnaval de la Plaine, organisé le 21 mars à Marseille en dépit des restrictions sanitaires contre le Covid-19 et qui n’avait pas été autorisé, a provoqué l’indignation parmi la classe politique.

La sénatrice LR des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, a affirmé le 21 mars sur Franceinfo que cet événement, qui a rassemblé environ 6.500 personnes pour la plupart non masquées, était «un véritable attentat contre la santé des Marseillais, une atteinte aux efforts que tout le monde fait».

«L'exaspération [face aux restrictions qui s'éternisent, ndlr] ne veut pas dire l'irrespect pour les soignants et les personnes qui risquent d'être contaminées», a appuyé l'élue. Elle a également déploré «les dégradations du mobilier urbain et les graffitis politiques alors que cette manifestation était prévue depuis longtemps, à force d'affiches».

Mme Boyer s’est ensuite exprimée ce 22 mars sur France Bleu en se disant étonnée de la réaction tardive de la municipalité:

«Cette manifestation était annoncée car des affiches fleurissaient depuis plusieurs jours dans tout Marseille. L’an dernier, cette manifestation n’avait pas eu lieu car nous étions en plein confinement. Elle est prise en main par des associations politiques, la plupart de gauche et d’extrême gauche».

Elle a ajouté que cette année, «ils s’en sont donnés à cœur joie: non-respect des gestes barrières, dégradations, destructions de biens publics et des slogans contre la police. Il aurait fallu interdire ce carnaval. J’ai été très surprise de voir que la Ville a mis des heures pour réagir».

Le maire, Benoît Payan, a à son tour exprimé son indignation sur Twitter:

«Rien ne justifie qu’on détruise les efforts collectifs pour endiguer le virus! Rien ne justifie qu’on profane le lieu des effondrements de la Rue d’Aubagne!»

«Je suis en colère. L'attitude égoïste de quelques irresponsables est inacceptable», a-t-il conclu.

La présidente LR de la Métropole, Martine Vassal, a de son côté annoncé qu'elle porterait plainte «suite aux dégradations». Elle «demande à la mairie de s'associer» à ses démarches.

Le président LR de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a quant à lui fustigé «l’inconscience» des participants.

Une «culpabilisation insupportable»

Interrogée sur ce carnaval non-autorisé, Marine Le Pen a estimé que «les préfets et le gouvernement n'ont eu depuis le début de cette crise sanitaire de cesse de culpabiliser les Français».

«À un moment donné, une mauvaise gestion d'une crise sanitaire a une conséquence, c'est que le seuil d'acceptabilité, ou plutôt d'inacceptabilité des mesures, est dépassé. (...) Cette culpabilisation des Français m'excède, je la trouve insupportable», a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse ce 22 mars.

Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a déclaré à Franceinfo que ce carnaval était totalement «inacceptable»:

«C'est tout à fait inacceptable alors que tous les Français font des efforts, s'adaptent, s'organisent pour respecter au maximum les différentes réglementations qui ont lieu pour lutter contre cette épidémie».

Interpellations et amendes

Suite aux festivités, neuf personnes ont été interpellées et des dizaines verbalisées par la police, a annoncé ce 22 mars Camille Chaize, citée par Franceinfo.

Cet événement a eu lieu alors que 16 départements sont concernés par les nouvelles mesures entrées en vigueur le 19 mars pour quatre semaines. Même si ce n’est pas pour l’instant le cas de Marseille, les restrictions pour lutter contre la propagation du coronavirus s'y appliquent, dont la limitation des rassemblements et le port du masque.

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Tags:
Covid-19, ministère français de l'Intérieur, polémique, Marine Le Pen, carnaval, Marseille, France
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