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Le Pakistanais qui a été arrêté après avoir blessé fin septembre 2020 deux personnes devant les anciens locaux de Charlie Hebdo assure n’avoir pris connaissance de l’histoire des caricatures quelques jours avant l’attaque et dit ignorer les événements de 2015.

Zaheer Mehmood, ce Pakistanais qui a attaqué le 25 septembre un homme et une femme devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, et ce peu après la republication des caricatures de Mahomet à l’occasion du début du procès, assure ne pas avoir été au courant des attentats contre la rédaction et dit n’avoir voulu que dégrader les locaux, rapporte Le Parisien.

«Je ne sais pas comment j'ai pu attaquer ou blesser autant quelqu'un. [...] Je n'étais pas venu pour tuer», indique le journal citant les propos qu’il a tenus devant la juge antiterroriste.

L’homme qui vit en France depuis 2018 assure avoir appris l’existence des caricatures via des vidéos publiées dans son pays d’origine et mettant en scène des imams ainsi que des manifestants brûlant le drapeau national français. En effet, la sortie du numéro de l’hebdomadaire avait fait scandale durant cette période dans de nombreux pays musulmans, dont le Pakistan.

Il se dit donc «choqué» et avoir été privé de sommeil et souligne n’avoir pas compris pourquoi le Président Macron en personne avait défendu la liberté de blasphème dans le pays. «Je suis en France, je dois me révolter, parce que sinon personne en parlera», explique-t-il.

L’avocat de Zaheer Mahmood insiste lui aussi sur le contexte politique particulier dans le pays d’origine de son client et «réfute toute comparaison avec les djihadistes traditionnels», selon Le Parisien.

Il souhaite s’adresser à ses victimes

Le terroriste présumé décrit en outre le jour de l’attaque. Venu, assure-t-il avec l’intention de causer des dégradations, il trouve deux personnes riant devant les locaux.

«J'ai été pris de colère parce que je pensais qu'ils rigolaient sur moi. [...] Je suis revenu vers eux et je les ai attaqués sans savoir où je frappais.»

Cependant, les rapports des policiers estiment qu’à chaque fois l’assaillant a cherché à viser la nuque.

Trois mois après les faits, en décembre, il assurait vouloir écrire aux victimes pour demander pardon.

Ce sont ses assertions. Les éléments recueillis par les forces de l’ordre font état d’une succession de faits qui semblent aller à l’encontre de la version de l’assaillant: l’envoi d’une vidéo appelant à la décapitation, un appel téléphonique le jour de l’attaque lors duquel est jetée la phrase «la mort allait arriver» si pas ce vendredi, vendredi d’après, ainsi que la vidéo qu’il a enregistrée en s’adressant «à tous les croyants».

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Charlie Hebdo, Paris, attaque
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