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Bruno de Stabenrath, un ami de Xavier Dupont de Ligonnès suspecté du meurtre de sa famille et introuvable depuis le 15 avril 2011, est convaincu que ce dernier «n’a pas préparé tout ça pour mourir». Supposant que l’Australie est un pays où il pourrait se trouver, il croit que sa cavale se terminera d’ici cinq ans.

Dans un entretien à 20 Minutes, l’écrivain et l’acteur Bruno de Stabenrath revient sur l’une des plus fameuses affaires criminelles françaises, l’assassinat d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants entre le 3 et le 5 avril 2011 dont est soupçonné Xavier Dupont de Ligonnès, introuvable depuis le 15 avril de la même année.

L’automne dernier, Bruno de Stabenrath a publié «L’Ami impossible», un livre consacré à la tuerie.

L’écrivain dit avoir eu un choc le jour où ont été retrouvés les corps et où Xavier n’a pas répondu. Quand il a pris connaissance de la fameuse lettre dans laquelle ce dernier expliquait qu’ils avaient été exfiltrés aux États-Unis, il a compris que son ami brouillait les pistes en essayant de gagner du temps.

«Il n’a pas préparé tout ça pour mourir»

Cependant il ne doute pas que Xavier soit toujours en vie.

«Il n’a pas préparé tout ça pour mourir. Il est quelque part mais il ne coule pas des jours heureux.»

En ce qui concerne le pays où l’assassin présumé pourrait se cacher, l’écrivain rejette la piste des États-Unis ou de Thaïlande. Il pense plutôt à l’Australie.

«Il en parlait beaucoup, à sa famille, dans ses courriers. Le pays est tellement immense. J’y ai été il y a deux ans, personne ne le recherche là-bas.»

Selon lui, il est très difficile de se cacher en étant un narcotrafiquant ou un cyber délinquant recherché par les services de renseignement.

«Mais Xavier, dans ces pays-là, tout le monde s’en fout. C’est un mec polyglotte qui sait modifier son apparence. Surtout, il a toute l’intelligence pour créer son propre écosystème: travailler, séduire une femme, inventer des histoires… Depuis qu’il a l’âge de 14-15 ans il voyage. Il est tout à fait à l’aise à l’étranger. Et avec le Covid c’est beaucoup plus facile.»

«On va discuter, mais après j’appelle la police» 

Bruno de Stabenrath pense cependant que dans moins de 10 ans, «d’ici cinq ans», le fugitif sera retrouvé.

Et si un jour celui-ci vient frapper à sa porte, il lui dirait «tu es mon ami, entre, reste un peu, on va discuter, mais après j’appelle la police».

«Je lui dirais "comporte-toi comme un homme, assume, ce n’est pas comme ça qu’on a été élevé"».

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fugitif, meurtre, Nantes
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