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Accusé d’agressions sexuelles qui ont refait surface suite au documentaire «Je ne suis pas une sal*pe, je suis une journaliste», le célèbre chroniqueur Pierre Ménès fait l’objet de nouvelles accusations. Cette fois, c’est l’actrice Alice Belaïdi qui confie avoir été traitée de «sale bougnoule» de sa part.

Deux semaines après la diffusion du documentaire «Je ne suis pas une sal*pe, je suis une journaliste», mettant en lumière le sexisme que subissent les femmes journalistes de sport tout au long de leur carrière, le chroniqueur de Canal+ Pierre Ménès est de nouveau sous le feu des accusations.

Le documentaire en question a fait beaucoup de bruit en accordant la voix à de nombreuses femmes, mais aussi parce qu’à sa sortie il s’est avéré que des scènes témoignant d’atteintes sexuelles de la part de l’animateur Ménès y ont été coupées avant d’être diffusées sur Canal+. Cette fois, c’est l’actrice de plusieurs séries de cette chaîne, Alice Belaïdi, qui s’est exprimée au micro d’Europe 1.

«On parlait de ce qui sort sur Pierre Ménès», a-t-elle resitué en référence à une conversation sur le journaliste, quelques instants plus tôt. «Moi aussi, j’ai été victime de "sale bougnoule", "sal*pe" de la part de ce mec-là», a-t-elle confié ce 5 avril.

Elle s’est réjouie du fait que la parole soit «enfin libérée» pour les femmes «et que ces mecs-là tombent»:

«Ça suffit. #MeToo, ça ne peut que nous toucher, hommes et femmes. Beaucoup de mes potes hommes sont contents que ça sorte aussi parce qu’ils en ont marre d’être associés à ces mecs-là.»

Le chroniqueur vedette dans la tourmente

Comme l’a indiqué la semaine dernière Le Monde, le chroniqueur Pierre Ménès a été suspendu de l’émission du Canal Football Club.

«Il n’y a pas de date de retour», a précisé la direction de la chaîne auprès du Monde.

Cette information est arrivée une semaine après la diffusion du documentaire de Marie Portolano et le resurgissement consécutif des images montrant les épisodes où M.Ménès embrasse sur la bouche ses collègues, Isabelle Moreau ou encore Francesca Antoniotti, sans qu’elles soient d’accord. Quant à l’auteur du film, Mme Portolano, elle l’a accusé de lui avoir soulevé la jupe et agrippé les fesses, ce qui s’est passé hors antenne, mais en présence du public.

Dès le lendemain, le chroniqueur a apporté ses excuses sur le plateau de Touche pas à mon poste, et a ensuite publié un message sur Twitter, dans lequel il s’est adressé aux trois femmes:

«Je tenais à tous vous dire que je regrette sans aucune ambiguïté tous ces gestes du passé qui ne se justifient aucunement.»

Canal+ mène actuellement «une analyse approfondie» de l’affaire à la suite des demandes des syndicats du groupe.

La fin de la collaboration avec Pierre Ménès a également été annoncée par le jeu vidéo FIFA.

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Tags:
agressions sexuelles, harcèlement sexuel, accusations, sexisme, Pierre Ménès
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