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Polémique autour des dîners clandestins en France (34)
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Mis en cause dans l’affaire des dîners clandestins présumés, le chef Christophe Leroy a affirmé à BFM TV ne pas avoir servi de ministres depuis des mois, reconnaissant cependant l’élaboration de «quelques mets» pour des personnes dans son «club privé».

Une «vingtaine d’événements autour de personnalités et d’écrivains» ont été organisés entre octobre 2020 et aujourd’hui, mais il ne s’agit pas d’«un restaurant clandestin», a déclaré ce dimanche 11 avril à BFM TV le chef Christophe Leroy, deux jours après la levée de sa garde à vue dans le cadre de l’affaire des dîners clandestins présumés.

«Pourquoi ce mot restaurant? Pourquoi voir le côté négatif des choses? C'est très français de voir le négatif. Laissons les gens faire des choses. Juridiquement ce n'est pas un restaurant […]. Et comme mon métier c'est l'art de vivre, la gourmandise, c'est normal que je leur serve quelques plats et quelques mets», indique M.Leroy dans sa première intervention à la télévision.

Il dit avoir accueilli des gens «le matin, le midi, l’après-midi, le soir, quand c’était possible», en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un «club privé» fondé dans son appartement.

«Ce n’est pas gratuit, pourquoi ça le serait?»

Ses invités payaient un forfait minimum de 130 euros «pour passer la porte».

«On est à 300 mètres des Champs-Élysées, ce n'est pas gratuit, pourquoi ça le serait? J'ai une clientèle internationale qui vient ici», poursuit Christophe Leroy.

Parmi les visiteurs de son club il y avait des chefs d’entreprise, artistes, journalistes, leaders d’opinion qu’il connaissait et dont il refuse de donner les noms:

«Je n’ai jamais servi de membres du gouvernement depuis les mois passés, jamais, jamais, jamais […]. Il n'y a eu aucun membre du gouvernement, pas plus des ministres que des secrétaires d'État ou autres».

L’événement du 1er avril, une maladresse?

Selon M.Leroy, la soirée organisée au Palais Vivienne le 1er avril, au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron des nouvelles mesures anti-Covid, était «une maladresse» et «une erreur».

«J'ai fait une erreur. Avec Pierre-Jean Chalençon, on se parle à 17 heures le 31 mars. On hésite à annuler, on aurait dû, c'est une maladresse. Bien sûr qu'il ne fallait pas faire ce petit événement, qui était une conférence, et comme je ne sais pas faire autrement je fais goûter des petites choses», indique-t-il.

Et de se demander: «Est-ce que cela mérite ce tollé médiatique?».

«Caviar et champagne»

Le parquet de Paris mène une enquête suite à la diffusion par la chaîne privée M6 d’un reportage sur des dîners fastueux organisés au palais Vivienne (IIe arrondissement de Paris) «autour d'un menu caviar et champagne» au prix de «220 euros par personne» concocté par le chef. Les journalistes ont affirmé que des ministres y étaient présents.

Des perquisitions ont été menées les 7 et 8 avril au domicile parisien de Christophe Leroy et au Palais Vivienne du collectionneur Pierre-Jean Chalençon, tous deux soupçonnés d’être impliqués dans l’organisation de repas clandestins.

Placés en garde à vue, les deux hommes, ainsi que l'épouse de M.Leroy, ont été interrogés plusieurs heures par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) en charge de l'enquête. Les gardes à vue ont été levées vendredi 9 avril au soir.

Dossier:
Polémique autour des dîners clandestins en France (34)

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Covid-19, restaurant, BFMTV, Christophe Leroy, France
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