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Jordan Bardella, vice-président du RN, a vivement critiqué la gestion de l’épidémie par la France et l’UE. Il reproche à cette dernière d’avoir incité ses États membres à ne pas fermer leurs frontières, ce qui lui donne un «rôle criminel».

Invité dimanche 11 avril sur BFM TV, Jordan Bardella a pointé le «rôle criminel» de l’Union européenne dans sa gestion de l’épidémie, estimant qu’un bilan de sa responsabilité sera fait «dans quelques années». Selon lui, elle aurait dû fermer ses frontières au lieu de contraindre les États membres à les laisser ouvertes.

«Elle [l’UE] a intimé l’ordre de maintenir les frontières ouvertes alors qu’on savait que dans des régions voisines se diffusait l’épidémie», déclare-t-il, ajoutant que son «rôle criminel» porte également sur la «négociation à bas coût» de vaccins. «Je pense qu’on peut parler d’une responsabilité très lourde».

Toujours sur la question des frontières, le vice-président du Rassemblement national (RN) estime que «nous sommes gouvernés par des irresponsables». Il déplore que la France continue d’entretenir sa liaison aérienne avec le Brésil, où le variant est «extrêmement dangereux», car les vaccins seraient moins efficaces contre ce dernier.

À la mi-mars, sur Europe 1, le député européen avait déjà déclaré que les «ratages absolument dramatiques en matière vaccinale [étaient] criminels». Il avait estimé que l’UE avait «totalement raté les commandes de vaccin et a été opaque dans les négociations», et réclamait que la France trouve des alternatives, à l’instar d’autres pays européens, pour pallier le manque de doses.

Réticence face à l’AstraZeneca

Toujours sur BFM TV, Jordan Bardella rectifie sa position sur les vaccins eux-mêmes: «la technologie de l'ARN messager, sur lequel on a émis beaucoup de doutes au début, semble aujourd'hui être la technologie vaccinale pour laquelle on a les meilleurs résultats». Il prend pour exemple Israël, qui a vacciné la majorité de sa population au Pfizer-BioNTech, et s’apprête à «revivre normalement».

Il se montre moins convaincu par l’AstraZeneca, notamment en raison des thromboses atypiques qu’il est soupçonné de provoquer, ce qui a valu sa suspension temporaire. «On a changé d'avis dix fois sur ce vaccin. Évidemment que cela crée un climat de défiance», commente-t-il, admettant qu’il est lui-même réticent à l’idée de se le faire injecter.

Candidature en Île-de-France

M.Bardella a également évoqué une des mesures phares accompagnant sa candidature en Île-de-France pour les régionales en juin prochain: le placement de deux agents de sécurité armés dans chaque gare. Il a toutefois été mis en difficulté sur les détails de sa mesure, n’ayant pas été capable de préciser le nombre de stations qui fonctionnent dans la région. «300», a-t-il tenté, alors qu’il y en a plus de 800.

À un peu plus de deux mois du scrutin, un sondage Ipsos pour Franceinfo et Le Parisien a donné au candidat du RN 17% des intentions de vote au premier tour, loin des 34% de l’actuelle présidente Valérie Pécresse, soutenue par Les Républicains. Alors que la première préoccupation des Franciliens reste la délinquance (45%), M.Bardella assure faire de la sécurité sa priorité.

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Tags:
frontière, Union européenne (UE), vaccination, Rassemblement national (RN), Jordan Bardella
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