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Des effets secondaires présumés ont poussé plusieurs familles à déposer des plaintes contre le vaccin AstraZeneca, indique Europe 1. Celles qui ont perdu un proche veulent éclaircir les circonstances des décès face aux préoccupations quant à son innocuité qui persistent en Europe, notamment en France.

Le vaccin AstraZeneca est visé par des plaintes pour des soupçons d'effets secondaires suite après injection alors que l’inquiétude quant à son innocuité persiste dans plusieurs pays dont la France qui continuent à l’utiliser malgré tout.

Des plaintes ont été déposées par huit familles et regroupées par un avocat pour éclaircir les circonstances des décès, indique ce mercredi 14 avril Europe 1.

«Parmi les personnes qui sont décédées, aucune ne présentait un quelconque antécédent médical en relation avec la survenance d'une thrombose qui leur a été fatale. Les plaintes qui ont été déposées l'ont été sur le fondement de l'homicide involontaire. Cette qualification pourrait être amenée à évoluer», explique l’avocat à Europe 1.

Des conséquences graves font partie des dossiers

Cet avocat prend en charge également les cas de personnes qui présentent des conséquences graves mais pas fatales suite à l'injection de l'AstraZeneca.

«Nous avons une quinzaine de dossiers», indique-t-il, avant de poursuivre: «Ce sont essentiellement des atteintes de nature vasculaire ou de nature neurologique».

Le juriste note au micro d’Europe 1 que ces cas ne concernent pas que le vaccin AstraZeneca mais aussi celui de Pfizer.

«J'ai aussi été saisi par deux personnes qui m'ont indiqué avoir déploré des complications graves liées à l'injection du vaccin de Pfizer. Ce ne sont pas des personnes qui sont décédées. On a un AVC et on a des tremblements qui, pour l'instant, ne s'expliquent pas», confie-t-il.

Le vaccin réservé aux personnes de 55 ans et plus

Le vaccin AstraZeneca ne cesse de faire l’objet d’inquiétudes un peu partout dans le monde notamment en France. En cause: un «lien» entre le médicament britannico-suédois et les cas de thrombose (caillots sanguins) très rares observés suite à son inoculation que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a confirmé le 26 mars.

Malgré tout, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a appelé à poursuivre son utilisation suspendue le 15 mars par plusieurs pays européens. À l’instar d’autres États européens, la France a levé la suspension quatre jours plus tard en recommandant de le réserver aux personnes de 55 ans et plus.

Le 9 mars, la Haute Autorité de santé a recommandé l’injection d’un vaccin ARN pour la deuxième dose pour les Français âgés de moins de 55 ans qui s'était vu administrer une première dose du vaccin AstraZeneca.

Les Français ne veulent pas d’AstraZeneca

Malgré les préconisations de l’OMS et de l’EMA, la confiance envers le vaccin n’est toujours pas restaurée. Ainsi, 71% des Français ne souhaitent pas se faire injecter le vaccin en raison de cas de thromboses recensés après l’injection du vaccin britannico-suédois, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Franceinfo et Le Figaro, publié le 8 avril.

Parmi les vaccins les plus désirés auprès des Français figurent Pfizer-BioNTech (un niveau de confiance de 70%), puis Moderna (65%) et Johnson & Johnson (59%).

Cependant, le vaccin Johnson & Johnson risque aussi de connaître le sort d’AstraZeneca après que six cas de thrombose ont été recensés chez des femmes qui avaient été vaccinées quelques jours auparavant. En guise de précaution, les autorités sanitaires américaines ont recommandé le 13 avril une «pause» dans l’utilisation de ce vaccin aux États-Unis.

Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a donc décidé de «retarder le déploiement» de son vaccin en Europe. Un autre facteur qui peut porter un coup dur à la campagne de vaccination française dont l’élargissement a été annoncé par Olivier Véran le 11 avril dans le Journal du dimanche.

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Covid-19, vaccination, France, AstraZeneca
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