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«S’il faut aller devant les tribunaux, j’irai», a assuré, sur LCI, le maire de Montfermeil Xavier Lemoine tout en dénonçant une «occultation systématique» dans les mesures sanitaires prises par l’État pour contrer le coronavirus.

Alors que la situation sanitaire en France reste préoccupante deux semaines après un nouveau confinement et que la barre des 100.000 morts peut bientôt être dépassée, la gestion de la crise par le gouvernement se trouve souvent sous le feu des critiques de la part des médecins et des politiciens.

Invité le 13 avril dans «Le brunch de l’info» sur LCI, Xavier Lemoine, maire de la commune de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, a estimé que la France était «passée à côté de deux choses essentielles», «la prévention et le soin précoce pour éviter la forme grave» du Covid-19.

«J’appelle à la désobéissance civile parce que le mal qui est infligé à la population française est totalement disproportionné par rapport aux effets que l’on veut avoir sur la crise sanitaire», a tranché l’édile divers droite.

Il a dénoncé l’«obstruction» que font les pouvoirs publics «depuis un an sur tout ce qui était prévention et soins précoces de la maladie.

«C’est une honte parce que tout ce que l’on vit résulte de cette occultation systématique. Et maintenant s’il faut aller devant les tribunaux, j’irai, parce que tout ça je l’ai vécu, je l’ai fait, je l’ai écrit, je l’ai dit.»

Lorsqu’un animateur lui a demandé si un maire pouvait appeler à la désobéissance civile, M.Lemoine a expliqué:

«L’article II de la déclaration des droits de l’Homme dit que lorsque l’oppression est manifestement disproportionnée, il y a nécessité et devoir.»

La gestion de la crise critiquée

Le rapport annuel de la Cour des comptes, rendu public le 19 mars, dénonce également le manque de dispositifs d’anticipation face à l’épidémie de la part de l’État.

Tout en analysant «les effets concrets et la gestion opérationnelle», la Cour des comptes a indiqué que les services de soins critiques étaient «mal préparés» face au Covid-19 et nécessitaient des «réformes structurelles».

Ce manque de préparation explique également l’incapacité des services hospitaliers à gérer l’arrivée massive de patients au mois de mars 2020.

Actuellement, pour conjuguer l’épidémie, le gouvernement mise sur les «mesures de freinage supplémentaires», le mot «confinement» étant banni du discours officiel. C’est aussi la campagne de vaccination accélérée qui est actuellement son objectif.

Cependant, même si à partir du 12 avril la vaccination a été ouverte aux plus de 55 ans, la question du nombre de doses disponibles reste inquiétante. À cet égard, les délais entre les deux doses ont été rallongés, passant ainsi de 28 à 42 jours. Une décision qui devrait permettre de gagner «1,8 million d'injections sur la seconde quinzaine de mai», selon les autorités.

Les 100.000 morts s’approchant, selon les chiffres de Santé publique France, une nouvelle allocution d’Emmanuel Macron pourrait avoir lieu une fois le cap dépassé, d'après les informations de RTL.

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Tags:
confinement, Seine-Saint-Denis, crise, vaccination, France
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