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La vaccination se poursuit en Europe mais ses rythmes de livraisons de vaccins ne sont pas aussi rapides qu’ils auraient pu l’être si le Vieux Continent avait activement financé l’innovation au début de la crise. Et alors que les regards se tournent vers d’autres vaccins, dont le Spoutnik V, le secrétaire d’État Clément Beaune livre son évaluation.

«J’ai fait une précommande de 500.000 doses pour le Spoutnik dans l’attente des autorisations des autorités sanitaires européennes. [...] Comme le fait le land allemand [la Bavière, ndlr] qui en a commandé 2,5 millions, je le fais aussi à mon niveau», a déclaré le 14 avril sur les ondes de RTL Renaud Muselier, le président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Une approche jugée pourtant irresponsable par le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes Clément Beaune.

Intervenant le lendemain à l’antenne de Radio J, le membre du gouvernement a affirmé qu’il n’était pas prudent de créer des différences entre les régions d’un seul et même pays, prônant une politique vaccinale «égalitaire pour tous les Français».

Et de s’interroger sur ce qu’il allait arriver si chacun faisait ses propres commandes: «Si chaque région, peut-être chaque département, ou chaque ville dit: "Moi, je peux commander. Moi, j’ai des moyens". Qu’est-ce qu’on va faire? On va avoir plus de doses à Neuilly-sur-Seine qu’à Saint-Denis?».

«Le vaccin russe, il ne faut pas l’exclure»

Cela étant dit, l’homme politique explique que l’idée n’est pas celle d’exclure le vaccin russe qui a déposé son dossier à l’Agence européenne des médicaments (EMA). «Justement, faisons l’évaluation ensemble!», argumente-t-il.

«Nous ne l’excluons pas. Faisons-le sérieusement avec une évaluation européenne. Le moment venu peut-être qu’on en commandera, mais je crois qu’il n’est pas sérieux et n’est pas responsable de créer des différences entre les territoires au sein de notre territoire national et de faire croire qu’il y a des commandes qu’on n’utiliserait pas par ostracisme géopolitique.»

La France, abandonnera-t-elle le vaccin d’AstraZeneca?

Restant dans le domaine des vaccins, M.Beaune a en outre commenté celui d’AstraZeneca, qui est, pour rappel, pointé du doigt en raison du risque, quoique rare, de thromboses. À la question de savoir si la France allait suivre le Danemark qui y a renoncé, il répond catégoriquement: «Non. Le Danemark a toujours une approche plus prudente, ce sont ses procédures nationales, les recommandations de ses autorités sanitaires».

Et de rappeler que la France avait demandé un avis de l’EMA qui a dit très clairement que le bénéfice était très largement positif.

«On a ciblé sur une population, les plus de 55 ans, pour prendre en compte les recommandations scientifiques, [...] mais il n’y a pas de suspension qui découlerait de la décision danoise qui est très minoritaire. [...] La quasi-intégralité des pays européens utilisent ce vaccin.»

En parlant de l’achat de vaccins, M.Beaune explique que les pays européens n’ont pas financé l’innovation assez fortement et assez vite au début de la pandémie.

«Mais l’achat des doses en commun nous protège.

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