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La veille du vote de la loi Sécurité globale, qui n’a pas été au goût de tout le monde et prévoit, entre autres, de pénaliser la provocation à l'identification des forces de l'ordre, des photos de policiers accompagnées de leurs noms ont été affichées en Seine-Saint-Denis. Gérald Darmanin a déjà parlé d’un acte d’«intimidation».

Votée ce jeudi 15 avril par le parlement, la loi Sécurité globale prévoyait initialement des peines pour la diffusion de l’image du visage ou tout autre élément d’identification des forces de l’ordre en intervention lorsque le cliché a pour but de nuire. Or, la nuit précédant l’adoption de ce texte quoique remanié, mais sanctionnant toujours «la provocation, dans le but manifeste qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, à l’identification» des agents, plusieurs photos de policiers ont été justement affichées sur un immeuble d’Épinay-sur-Seine.

​Comme le précise la préfecture, une plainte sera déposée. Selon les informations de BFM TV, il s’agit de 25 affiches imprimées sur des feuilles A4. Tirés des réseaux sociaux, les clichés sont accompagnés de noms.

Darmanin réagit

Saluant le fait qu’à la fin des discussions parlementaires le très critiqué article 24 de la loi existait toujours, le ministre de l’Intérieur a rappelé que son but était de protéger les policiers et les gendarmes.

​Il a notamment mentionné les faits qui ont eu la nuit passée, et qu’il a qualifiés d’«intimidation» sur son compte Twitter, en expliquant que les clichés affichés en Seine-Saint-Denis mettaient en scène des policiers et leurs épouses.

Et de ponctuer que, dans le contexte de cette divulgation de l’identité et de la vie personnelle de policiers et de gendarmes, ne pas les protéger était «une honte de la République».

«Je veux en profiter aujourd’hui pour condamner ces actes tout à fait répréhensibles», a souligné le ministre.

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Tags:
loi Sécurité globale, police
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