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Attaque au couteau à Rambouillet (avril 2021) (18)
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Le lendemain de l’attaque meurtrière qui s’est produite à l’entrée du commissariat de Rambouillet, quatre personnes sont déjà placées en garde à vue, dont le père de l’assaillant et un de ses proches.

Une quatrième garde à vue était en cours samedi après-midi dans l'enquête sur l'attaque mortelle au couteau d'une fonctionnaire de police au commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines, par un Tunisien, inconnu des services de renseignement et de la justice, a appris l’AFP de source judiciaire.

Un membre de la famille

La garde à vue d'un homme, issu de l'entourage de l'assaillant, a débuté à la mi-journée, a précisé cette source. Le domicile de cette personne a été perquisitionné.

Selon une source proche du dossier, il s'agirait d'un membre de la famille du meurtrier Jamel Gorchene. Son logement est situé en Seine-Saint-Denis, a précisé une seconde source proche de l'enquête.

Trois personnes déjà arrêtées, dont le père de l’assaillant

Les premières gardes à vue de trois personnes, qui avaient débuté vendredi en fin de journée, se poursuivaient samedi après-midi. Il s'agit du père de l'assaillant et de deux personnes qui l'ont hébergé, l'une récemment à Thiais, dans le Val-de-Marne,) et l'autre à son arrivée en France en 2009, a indiqué une source proche du dossier.

Les domiciles du père, situé à Rambouillet, où Jamel Gorchene avait déménagé, et du logeur avaient été perquisitionnés vendredi.

D'après la source proche de l'enquête, les deux personnes interrogées avec le père forment un couple qui aurait domicilié l'assaillant «au moins administrativement» dans le Val-de-Marne.

Attaque meurtrière à l’entrée le commissariat de Rambouillet

Jamel Gorchene, un ressortissant tunisien de 36 ans titulaire d'une carte de séjour, avait mortellement poignardé à la gorge une fonctionnaire de police, Stéphanie M., dans l'entrée du commissariat de Rambouillet vendredi en début d'après-midi.

L'assassin, tué par les tirs d'un policier, aurait crié «Allahu akbar» lors de son attaque, ont rapporté des témoins. Selon le procureur antiterroriste Jean-François Ricard, il a effectué des «repérages» avant de passer à l'acte.

Dans son téléphone, les enquêteurs ont découvert des «nasheeds», des chants religieux musulmans, désormais fréquemment utilisés pour la propagande djihadiste, a précisé la source proche de l'enquête.

Pour cerner son profil et déterminer ses motivations, les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), chargés des investigations, vont multiplier les auditions parmi ses proches, connaissances et collègues. Cette pratique systématique de l'antiterrorisme après chaque attentat n'entraîne pas nécessairement de poursuites.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste».

Dossier:
Attaque au couteau à Rambouillet (avril 2021) (18)

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