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La tribune publiée dans «Valeurs actuelles» par plusieurs militaires a provoqué une levée de boucliers. Certains leaders de gauche accusent les signataires de menacer la République. Jean-Pierre Fabre-Bernadac, à l’origine de cet appel, répond à ces accusations dans «Sputnik donne la parole».

Ils voulaient éviter la guerre civile, ils ont déclenché une bataille médiatique! «Il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant.» C’est par ces mots que plusieurs militaires, dont une vingtaine de généraux, ont interpellé le Président de la République dans une tribune publiée par Valeurs actuelles ce mercredi 21 avril. Ces anciens militaires appellent face à une «France en péril» à «défendre le patriotisme» et à lutter contre le «délitement de la patrie».

Un appel vivement critiqué. Pour de mauvaises raisons, estime Jean-Pierre Fabre-Bernadac l’initiateur de la tribune. «Moi, je veux éviter une guerre civile, ce que je fais est l’inverse de ce qu’on me reproche», précise au micro de Sputnik le principal intéressé.

Le texte en question a fait bondir une partie de la gauche, comme Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon, dénonçant des «apprentis factieux» et des tentations de «coup d’État». Notamment en raison de l’invitation lancée par Marine Le Pen à ces militaires en les incitant à se «joindre» à l’action du Rassemblement national en vue des présidentielles. Pour cet officier de carrière, auteur des Damnés de la France (éd. de Paris-Max Chaleil), «on accuse les pompiers d’être des pyromanes». Et le militaire de clarifier son propos: «L’armée est une force qui appartient au politique. Moi, je ne suis pas là pour aller prendre le pouvoir!»

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Emmanuel Macron, militaires, coup d'Etat, armée
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