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Sur BFM TV, un vif échange a opposé un journaliste à un député LREM. Ce dernier s’est en effet trompé en comparant les rythmes de vaccinations en France et au Royaume-Uni.

La lenteur des campagnes de vaccinations en France continue de cristalliser les débats. Une bataille de chiffres a encore eu lieu en la matière, sur le plateau de BFM TV, entre le député Julien Borowczyk (LREM) et le journaliste Philippe Corbé, ce 27 avril.

L’élu a en effet affirmé que la France se situait devant le Royaume-Uni, en nombre de secondes doses injectées.

«Ils sont derrière nous en termes de personnes vaccinées avec deux doses. Ils sont loin devant nous en une seule dose, mais loin derrière en deux doses. Je peux vous l’assurer! Regardez-les chiffres!», a-t-il ainsi lancé à un Philippe Corbé incrédule.

Le chef du service politique de BFM TV s’est donc lancé dans des vérifications, avant de revenir vers son interlocuteur pour lui prouver qu’il s’était trompé. S’appuyant sur des chiffres tout juste «mis à jour», le journaliste a déclaré que la France stagnait à 5,5 millions de deuxièmes doses, alors que le Royaume-Uni en était à plus de 12 millions.

Julien Borowczyk a alors admis qu’il ne disposait pas des mêmes données, avant que le ton ne monte entre les deux hommes. Le député finissant par ironiser sur «l’élégance rare» de son contradicteur.

Philippe Corbé a donné le fin mot de l’histoire, en précisant que la distribution de secondes doses étaient bien au même niveau dans les deux pays «il y a trois semaines», mais que la France avait pris un retard conséquent depuis.

Le journaliste a ajouté que le Royaume-Uni avait distribué presque autant de secondes doses que la France de premières doses.

Vaccination en berne

Les interrogations sur le rythme de la campagne de vaccination se sont accumulées ces dernières semaines. La défiance des Français vis-à-vis de certaines préparations inquiète.

L’AstraZeneca, un temps suspendu dans plusieurs pays européens, souffre particulièrement de ce désamour. Le gouvernement songe même à lancer une opération de communication mettant en scène certains célébrités pour tenter de redonner confiance dans ce produit, selon Le Canard enchaîné.

Face au refus des patients de se faire injecter certains vaccins, des voix s’élèvent pour rendre disponibles ces préparations aux plus jeunes. Sur France info, Anne Hidalgo a notamment appelé à «débrider la question de l’âge» pour éviter que certaines doses ne soient pas utilisées. Ce 28 avril, Jean Castex a cependant déclaré qu’un élargissement des publics serait «prématuré».

D’autres pays tentent plus simplement de se débarrasser de leurs stocks d’AstraZeneca. Le Danemark tente notamment d’échanger ses trois millions et demi de doses contre des doses Pfizer ou Moderna. Les États-Unis, où le vaccin n’est même pas encore autorisé, envisagent quant à eux d’exporter 60 millions de doses d’AstraZeneca produites sur leur sol dans d’autres pays.

Comme en France, la problématique des secondes injections inquiète également Outre-Atlantique. Près de 5 millions d’Américains ont en effet raté leur rendez-vous pour cette seconde dose de Pfizer ou de Moderna, entre défiance des patients et manque de stocks, rapportait le New York Times ce 25 avril.

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Tags:
AstraZeneca, désinformation, Royaume-Uni, vaccin, Covid-19
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