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Comme l’a expliqué à Franceinfo le porte-parole du ministère des Armées, les militaires qui ont signé la tribune controversée seront «sanctionnés car ils n'ont pas respecté le principe de réserve». Selon lui, «ces sanctions seront exemplaires et nous allons continuer à regarder la liste des signataires».

Les militaires signataires de la tribune relayée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles et intitulée «pour un retour de l’honneur de nos gouvernants», seront sanctionnés, a expliqué le général François Lecointre, chef d'état-major des armées. Sur Franceinfo, Hervé Grandjean, le porte-parole du ministère des Armées, a précisé ce jeudi 29 avril, que «ce n'est en rien représentatif de la communauté militaire» et que «les sanctions seront exemplaires».

Comme l’a expliqué M.Grandjean, il y a deux catégories au sein de ces militaires signataires: 18 militaires qui travaillent aujourd'hui au ministère des Armées, et des généraux à la retraite qui sont «aussi soumis au devoir de réserve, au devoir de neutralité et de loyauté».

«Les sanctions demandées par le chef d'état-major des armées et la ministre des Armées vont jusqu'à la radiation des services. Ils peuvent ainsi perdre leur droit de porter l'uniforme, leur carte militaire et aussi le droit de signer des documents en accolant leur grade à l'ordre», a indiqué Hervé Grandjean.

Comme l’a expliqué le porte-parole, ils sont menacés de sanctions car ils n’ont pas respecté le principe de réserve.

«Vous savez, quand vous vous engagez dans la carrière militaire, quel que soit votre grade, on vous apprend immédiatement que vous n'avez pas à avoir d'expression publique en faisant mention de votre grade. C'est ce que ces personnes ont fait.»

«Nous allons continuer à regarder très soigneusement la liste des signataires», a-t-il précisé.

Une tribune polémique

La tribune, publiée par Valeurs actuelles le 21 avril et signée par «une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d'un millier d'autres militaires» était adressée à Emmanuel Macron. Appelant le Président au patriotisme, les militaires s’inquiétaient notamment des dérives «d’un certain antiracisme», et attisant selon eux les braises d’une «guerre raciale». Ils se disaient «disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation».

Le 27 avril, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé avoir demandé des sanctions contre les militaires signataires de la tribune. 18 militaires en activité signataires vont passer devant un conseil militaire, a annoncé le 28 avril le chef d'état-major des armées.

Risquant des sanctions, des radiations ou des mises à la retraite d’office, les militaires signataires de la tribune sur le «délitement» de la France sont pourtant soutenus par une majorité de Français. Selon le sondage réalisé pour LCI par Harris Interactive sur un échantillon de 1.613 personnes, les militaires signataires ont reçu le soutien de 58% des personnes interrogées.

Tout en exprimant son soutien aux militaires signataires, Marine Le Pen a appelé à se «joindre à notre action pour prendre part à la bataille qui s’ouvre». Le «délitement» décrit par les militaires signataires est une «réalité», a estimé la maire Les Républicains du VIIe arrondissement de Paris Rachida Dati, «d'accord sur le constat» même si «les militaires ne sont pas dans leur rôle quand ils font de la politique».

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