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Une fois les restrictions dictées par la situation sanitaire levées, les citoyens voudront retrouver le bon vieux art de vivre à la française. Emmanuel Macron s’attend à ce qu’un nouveau modèle de prospérité voie le jour.

«À partir du 19 mai, des étapes successives vont nous conduire ensemble à définir un nouveau modèle de croissance et de prospérité», a espéré Emmanuel Macron samedi, lors de la traditionnelle cérémonie du muguet du 1er mai à l'Élysée.

Le retour de l’art de vivre

Car les Français «vont aspirer à retrouver l'art de vivre à la française, la convivialité», a-t-il poursuivi devant des représentants de l'agroalimentaire. «Cette prospérité doit aider à produire en France dans les secteurs qui sont les vôtres, à retrouver un maillage sur le territoire».

Il a aussi jugé qu'«une prospérité mal maîtrisée qui détricotait les territoires, les défigurait, bousculait les chaînes de valeurs, n'était pas souhaitable».

Le chef de l'État a promis «d'utiliser ce redémarrage pour aller plus loin sur l'apprentissage» et a évoqué un «deuxième temps» de la relance, avec des concertations menées cet été. Il n'a fait aucune allusion au retour des manifestations syndicales du 1er mai dans plusieurs grandes villes.

Egalim 2 et d’autres changements en vue

Le Président a ensuite échangé avec les représentants des filières, aux côtés du ministre de l'Agriculture Julien Denormandie et du ministre délégué aux PME Alain Griset, ainsi que du PDG de Rungis Stéphane Layani. Son épouse était également présente.

En passant devant le buffet des volailles, il a lancé: «on est capable en France de faire du poulet à bas coût qu'on exporte en Arabie saoudite». Il avait fustigé ce modèle en octobre 2017.

Il a aussi assuré qu'il y aurait une suite à la loi Egalim de 2018 sur la répartition de la valeur ajoutée entre producteurs et grandes surfaces, qui n'a pas produit les effets espérés.

«Il nous faut franchir une nouvelle étape pour une plus juste répartition de la valeur», a-t-il lancé, allusion à la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau, dite Egalim 2, qui sera débattue en juin.

Cérémonie de remise du muguet

Le chef de l'État s'exprimait devant une cinquantaine d'invités assis à distance dans la salle des fêtes, où était dressé un modeste buffet représentant l'éventail des filières alimentaires: viande, tripes, volailles, légumes, fruits, fleurs, coquillages et crustacés.

Le 1er mai 2020, en plein confinement, il avait maintenu cette cérémonie de remise d'un brin de muguet au chef de l'État, tradition qui remonte à l'Ancien régime, mais en minuscule comité. En 2019, en pleine contestation sociale, elle avait réuni une nombreuse assemblée à l'Élysée devant un somptueux buffet.

«La fleur du muguet dure cinq ans, elle est quinquennale et ne produit pas totalement de fleurs les deux premières années, je n'irai pas plus loin» dans la comparaison, s'est-il amusé.

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