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Un groupe a attaqué des manifestants de la CGT le 1er mai à Paris en leur jetant des projectiles et en les aspergeant de produits toxiques tout en les traitant de «collabos de Macron». Faisant état de 21 blessés dans ses rangs, le syndicat dénonce un «problème de la sécurisation». Une enquête est ouverte pour «violences volontaires».

Les manifestants parisiens de la CGT ont vécu une scène d’«extrême violence» en essuyant le 1er mai des jets de projectile, des coups et divers insultes, rapporte le syndicat dans un communiqué. De nombreuses images de ces faits survenus au sein du cortège arrivé place de la Nation ont été filmées, y compris par un correspondant de Sputnik.

Les heurts avec «un important groupe d’individus dont certains se revendiquaient Gilets jaunes» ont fait 21 blessés dont quatre graves, précise la CGT.

Selon Benjamin Amar, représentant du syndicat cité par Franceinfo, il s’agissait de personnes «majoritairement vêtues de noir, type black bloc».

«Je vois des bouteilles en verre qui giclent à 30 ou 40 centimètres de ma tête. Les camions CGT qui sont sur la place de la Nation cherchent une issue. On n'arrive pas à sortir. À ce moment-là, les pierres volent, les bouteilles en verre volent. C'est d'une très grande violence».

Selon lui, des produits très agressifs, «pas simplement du gaz lacrymogène», ont été dispersés. Les victimes «n’ont plus rien vu pendant plusieurs minutes».

Quant à la présence de Gilets jaunes, elle était «minoritaire», indique-t-il, tout en s’étonnant de l’absence d’intervention des forces de l’ordre. Ce alors qu’avant d’être pris à partie, le cortège syndical avait annoncé avoir «dû faire face à plusieurs interventions des forces de l’ordre totalement injustifiées».

Sur LCI, le secrétaire générale de la CGT, Philippe Martinez, a mis en cause «la sécurisation de la manifestation puisque les véhicules ont été empêchés de dégager la place de la Nation». Il a également dénoncé le caractère «scandaleux» du fait que ses «camions et militants aient été caillassés».

Ces derniers ont été visés par des «insultes homophobes, sexistes, racistes» de la part d’individus violents, détaille le syndicat. Pour M.Amar, le fait qu’ils aient été également traités de «collabos de Macron» «est à hurler de rire».

Bilan de la manifestation du 1er mai

Selon le ministère de l’Intérieur, 106.000 personnes ont manifesté en France, dont 17.000 à Paris. 56 interpellations ont eu lieu, dont 46 dans la capitale, précise le ministère cité par l’AFP. Six policiers ont été blessés, dont trois à Paris.

La CGT a recensé plus de 170.000 manifestants, dont 25.000 à Paris.

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Tags:
violences, black bloc, Paris, CGT, manifestation
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