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«On va tester nos limites jusqu'au bout». Deux spéléologues français ont prévu de vivre deux mois sous terre, à partir du 29 novembre, enfermés dans une grotte à 150 mètres de profondeur. Un groupe de volontaires différent vient à ce titre de sortir d’une autre cavité après y avoir passé 40 jours.

Un spéléologue de Touraine envisage, en compagnie de son ami, de s’installer dans les entrailles de la grotte de Trabuc, dans le Gard, pour y réaliser des expériences scientifiques à partir du 29 novembre prochain. Ils s’apprêtent à passer 60 jours sous terre, relate France Bleu Touraine.

Les deux aventuriers, âgés de 48 et 61 ans, installeront leur campement à 150 mètres de profondeur, à 750 mètres de l'entrée naturelle de la grotte, pour remonter à la surface le 27 janvier 2022.

Lors de leur séjour, ils ne disposeront d’aucun contact extérieur et d’aucune lumière. Ces conditions devraient leur permettre d’observer le comportement humain dans un environnement à plus de 90% d’humidité et à une température ne dépassant pas les 13 degrés mais aussi l'adaptation du corps à ces conditions. Ils entendent également réaliser des expériences scientifiques, allant de la topographie 3D à la biospéléologie en passant par les échantillonnages ainsi que les piégeages d’insectes.

«On va tester nos limites jusqu'au bout», ont-ils déclaré au média régional.

Leur matériel pèsera une tonne et comprendra entre autres «un anémomètre, un thermomètre et une sonde hygrométrique pour étudier la climatologie de la grotte». Le projet est préparé depuis plus d'un an.

Vivre sans temps

Une autre expérience de ce type vient de se terminer le 24 avril. Lors de l’expédition Deep Time, inspirée par les problèmes liés au Covid-19 et au confinement, lequel engendre chez certains la perte de la notion du temps, 15 volontaires s’étaient enfermés 40 jours dans la grotte de Lombrives (Ariège).

Ils ont voulu savoir comment un collectif d'individus s'adapte à l’isolement, sans aucun repère temporel ni nouvelles de l'extérieur, à une température ambiante de 10°C et avec taux d'humidité de 100%, expliquait Futura-sciences. Lors de leur séjour sous terre, des mesures biologiques ont régulièrement été effectuées sur les participants qui portaient en outre sur leur crâne un électroencéphalogramme analysant leurs cycles de sommeil ou encore leurs performances cognitives.

«Finalement, cela s’est bien passé et donc on ne va pas si mal», malgré la grande fatigue, a confié l’un d’eux, Christian Clot, sur le plateau de TV5 Monde.

​Ils ont dû notamment générer leur propre électricité à l’aide d’un système de pédalo et puiser leur eau à 45 mètres de profondeur.

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Tags:
expérience, Gard, grotte
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