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Des représentants de la CGT sont revenus sur les violentes agressions dont ses militants ont été victimes lors de la manifestation du 1er mai à Paris, rapporte Ouest France. S’ils avancent que leurs agresseurs sont issus de l’extrême droite, ils soulignent également que la police n’est pas intervenue pour les protéger.

La secrétaire générale de la CGT Île-de-France, Valérie Lesage, a livré ce mercredi 5 mai en conférence de presse sa version des faits concernant la manifestation qui avait pris une tournure violente cinq jours plus tôt à Paris. Ses militants y avaient été pris à partie par des individus issus de l’extrême droite, selon elle, faisant 21 blessés dont quatre graves.

Elle décrit une atmosphère «pesante» avant même que le cortège ne démarre. «Cette tension émanait des forces de l’ordre à l’encontre des organisations syndicales», affirme-t-elle dans des propos relayés par Ouest France, suggérant que «le scénario était écrit d’avance par la préfecture de police». Après des «tombereaux d’injures» subis pendant la manifestation, c’est à l’issue de celle-ci que l’attaque a été lancée.

«Alors que nous étions sur le point de quitter la place de la Nation, nous en avons été empêchés par les forces de l’ordre et victimes de violences inouïes, sous leurs yeux sans que ceux-ci ne daignent réagir ni protéger les manifestants comme leur mission leur impose», reproche la syndicaliste.

Le lieu de sortie pour les camions de la CGT a été changé pendant la manifestation mais l’agent de liaison «n’a pas eu le temps de nous tenir informés», indique-t-elle.

Elle souligne également que ces agresseurs étaient particulièrement armés: poings américains, canettes contenant de l’acide et barres de fer. «Les équipements dont disposaient les agresseurs démontrent que tout ceci était organisé, prémédité», affirme-t-elle.

Plainte contre le préfet de police

Pour la CGT, «la responsabilité du préfet de police est évidente, il a délibérément mis en danger des centaines de personnes». Ainsi, elle étudie «les possibilités de dépôt de plainte, y compris vis-à-vis du préfet de police», selon son secrétaire général Philippe Martinez.

Le syndicat va également «demander l'ouverture d'une enquête parlementaire, afin de faire la clarté sur la gestion du maintien de l'ordre lors de la manifestation de ce 1er-Mai, ainsi que lors des manifestations depuis 2016».

Réaction de la préfecture de police

La préfecture de police de Paris a réagi dans la journée via un communiqué relayé sur Twitter. Elle rappelle d’abord que 34 de ses agents ont été blessés pendant la manifestation, et assure que ces derniers «sont intervenus pour empêcher un black bloc de se constituer» et «lorsque les véhicules syndicaux ont été attaqués en fin de manifestation».

Concernant la sortie des manifestants bloquée, elle confirme un changement des lieux de sorties, annoncé ce jour-là à 17h38 sur son compte Twitter. Dans un communiqué précédent, elle avait indiqué que trois véhicules syndicaux s’étaient alors engagés sur la mauvaise sortie et ont par la suite été «la cible de nombreux jets de projectiles par une foule hostile».

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Tags:
CGT, manifestation, Paris, Préfecture de police de Paris, violences
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